Musique: My name is Lincoln
CARNET DE VOYAGES DE MICHEL ET PATRICIA
Musique: My name is Lincoln
Samedi 6 aout
On part pour l’agence "safari dharma raya" pour 8 heures; le patron nous fait assoir et puis, il nous emmène en voiture, une demi-heure après, à la station de bus. Un grand bus est là mais il y a plusieurs mécaniciens qui s’affairent autour du bus, il y a un problème de refroidissement. On nous ramène en voiture à l’agence pour que nous puissions attendre au frais; le bus partira avec plus de deux heures de retard. On démarre, on longe d’abord la mer, on voit au début, les lieux de la récolte du sel produit ici à Bima
et puis, la route est sinueuse, on est vers le fond du bus et je me sens un peu barbouillée. Je vais devant, accueil assez froid d’un des chauffeurs du bus quand je lui demande de m’assoir devant mais je m’installe. Ils sont deux chauffeurs et un mécanicien, le bus va jusqu’à Jakarta. On fait un arrêt, le conducteur change, je suis retournée près de Michel au fond. La route devient une piste et le nouveau chauffeur conduit son bus comme une voiture de course, je retourne devant. Cette fois, accueil sympathique de l’autre chauffeur, je m’assieds près d’une femme indonésienne avec un bébé. En fait, elles sont deux, l’autre femme a une petite fille sur ses genoux, c’est la mère des deux enfants. Les deux femmes s’échangent les enfants de temps à autre et c’est moi qui les fait passer d’un côté à l’autre du bus, on sympathise avec le sourire. Soudain, on crève, en pleine campagne!
Le bus a des doubles roues, la roue de secours est lisse ! Après presque une heure d’arrêt, on repart et le chauffeur conduit maintenant tranquillement sur la route défoncée jusqu’à la ville de Lape. Ensuite, la route est bonne jusqu’à la ville de Sumbawa Besar où nous nous arrêtons. Il est environ 17H30 et nous logeons à l’hôtel "Tambora"(nom du volcan qui dévasta l’île en 1815) pour environ 22 euros, on est assez bien installé.
Il fait nuit, on part dîner dans un petit resto près de l’hôtel"Succi", c’est bon et copieux mais ils ne servent pas de bière. Il y a peu de touristes à Sumbawa, on doit, comme dans l’est de Florès, consulter le guide pour utiliser quelques mots de Bahasa indonésian pour se faire comprendre.
Dimanche 7 aout
On se lève tranquillement et on part pour se renseigner des bus pour la suite du voyage car ici, ce n’est pas toujours simple, il n’y a pas d’agences pour touristes ! En chemin, on est interpellé par un homme indonésien qui nous propose le café; on entre dans sa cour, assez intrigante, avec des jeeps, des vieilles motos, des pierres fossilisées, des cages avec de nombreux oiseaux et tout un bric à brac insolite.
On refuse le café mais on accepte de voir sa collection de pierres et de divers objets, pour cela, il nous fait entrer dans sa maison, nous présente sa sœur et sa femme avec un bébé (son cinquième enfant), il nous offre des fruits séchés ! On sort et on prend un café dont les grains ont d’abord été ingérés par une civette avant d’être utilisés, c’est un café très réputé ici. Il nous parle de ses passions pour tous les objets autour de lui, on apprend qu’il a une autre sœur mariée à un français et nous montre une photo devant la pyramide du Louvre à Paris. Il nous montre sa salle de gym, bien équipée pour la musculation et il y a aussi un grand miroir pour l’aérobic, c’est un lieu où ont lieu des cours.
On découvre un magasin de souvenirs assez important que l’on demande à voir mais à aucun moment, il nous a forcé la main. On achète un dessous de plat en terre mais surtout 3 grands éléphants pour notre véranda, le tout pour moins de 10 euros. On lui dit au revoir en lui offrant une tour Eiffel et un parfum pour homme, il nous a aussi offert du café. On rentre poser nos achats à l’hôtel car ils sont encombrants; On repart se renseigner pour les bus, on nous dit qu’il y en a plusieurs pour la ville de Mataram sur l’île de Lombok à partir de la station de bus. On essaie de savoir aussi comment aller sur l’île de "Moyo" à la réception de deux hôtels, soit, on n’a pas de renseignement, soit ça coûte une fortune. On va voir l’ancien palais du sultan, en bois et qui ne se visite pas, on rencontre des petites filles qui veulent être prises en photo, d’abord deux et puis d’autres enfants viennent.
On finit par le marché où un homme qui prépare des noix de coco veut aussi se faire prendre en photo.
L’île de Sumbawa est moins pauvre que celle de Florès, en particulier dans les villes où il y a des supermarchés bien achalandés et de belles maisons particulières.
On rentre faire une pause à l’hôtel avant de dîner. En allant au resto, on rencontre un couple de jeunes français, Laetitia et Xavier, un peu dépités par le manque total d’infrastructures touristiques. Nous décidons d’aller sur l’île de "Moyo" en passant par la ville d’"Air Bari", petit port où on peut trouver des bateaux d’après les guides.
Lundi 8 aout : île "moyo"
Tous les renseignements donnés par les guides sont faux car aussi bien l’hôtel "Succi" que l’hôtel "Tambora" n’assurent plus aucune prestation pour aller voir l’île "Moyo". On retrouve Laetitia et Xavier et on cherche un bémo pour se rendre au port d’"air Bari", au nord de Sumbawa Besar. On apprend qu’il y en a peu qui circulent et ils partiront plus tard, on décide alors de s’y rendre en "ojek". Chacun monte derrière un conducteur de moto et nous voilà parti.
La route est assez longue, surtout qu'elle se transforme en chemin de terre
On traverse de beaux paysages avec des villages
A l’arrivée, on n’en croit pas nos yeux : le port annoncé dans les guides n’est en fait qu’un petit village de pêcheur.
On loue donc un bateau à balanciers qui nous emmène pour la journée sur l’île "Moyo" juste en face, deux arrêts sur des plages différentes sont prévus: "Air Manis" et "Tanjung Pasir". Le bateau est étroit à quatre plus le pêcheur mais ce n’est pas loin.
Nous sommes étonnés de ne pas voir de "rangers" du parc national, on pensait payer l’entrée ! Nous sommes seuls sur la plage, la végétation est sèche mais dense, il n’y a pas de chemin pour marcher dans l’île.
Nous allons faire du snorkelling, c’est bien, de beaux coraux et des poissons. On se promène le long de la plage, il y a de beaux coquillages et beaucoup de corail mort qui sert de sable ! On reprend le bateau pour la deuxième plage
où on déjeune avec ce que nous avons apporté (gâteaux, fruits), on se promène sur la plage, une partie est en mangrove et l’autre, séparée par une avancée de terre, translucide pour la baignade.
On voit quelques échassiers dans la mangrove
et quand on repasse de l’autre côté, on voit des dauphins qui nagent tranquillement assez près du bord !On regrette de ne pas avoir été dans l’eau à ce moment là ! On va faire du snorkelling et on est émerveillé par ce que l’on voit : une anémone violette d’au moins 20 cm de diamètre avec plusieurs poissons clowns, des poissons scorpions sous un rocher, des petits poissons verticaux, gros comme un doigt, qui nagent en même temps, comme un gracieux ballet, des poissons aux yeux en pointe et le corps un peu gonflé; bref, des choses que l’on a encore jamais vu sous l’eau !Et puis, il y a aussi des coraux et des poissons aux couleurs vives et variées. Ce n’est pas très profond et le soleil éclaire tout ça magnifiquement. On est ravi. De retour au port de départ, on échange avec des habitants du village en attendant nos "ojeks" pour rentrer. Ils nous ramènent jusqu’à l’hôtel par une route en partie différente et on voit ainsi une autre partie de Sumbawa. La douche est salutaire pour enlever l’eau de mer et la poussière. On dîne au resto chinois avec Laetitia et Xavier. Presque en face, la mosquée très fréquentée pour la prière du soir. On voit arriver deux jeunes filles avec le voile posé sur l'épaule, elles le mettront seulement pour entrer !
Mardi 9 aout : Kencana
On se lève tard et on part en bémo jusqu’à "Kencana beach" pour aller "farnienter" au bord de la mer. Il y a seulement une dizaine de kilomètres et on arrive rapidement, vers midi. On s’installe dans un bungalow et on va déjeuner au resto face à la mer, on mange bien avec de grands steaks de poulet, des légumes et des frites !
Le cadre est agréable, il n’y a pas grand monde. On va dormir car on a tous les deux des coups de soleil après la journée d’hier (on a été négligent sur l’application de l’écran total) et on n’a pas la grande forme ! En fin d’après midi, on va se promener sur la plage, quand le soleil décline. Il y a un temple dans le style balinais qui est tourné vers la mer.
Je me baigne dans la piscine, il n’y a personne (même pas Michel qui a trop mal avec ses coups de soleil ) et j’apprécie la vue des cocotiers en nageant sur le dos…
On dîne et on profite du soleil couchant de la terrasse du bungalow
Jeudi 4 aout
On prend le ferry pour l’île de Sumbawa, il part vers 8 heures, le prix est d’environ 4 euros par personne en classe économique; nous payons un supplément d’environ 2 euros chacun sur le bateau pour avoir accès à la classe supérieure où les sièges sont beaucoup plus confortables: il y a 8 heures de traversée!
Le trajet passe malgré tout assez vite, il y a de beaux îlots en chemin et la mer est un peu agitée seulement à quelques endroits. On partage notre temps entre l’intérieur et l’extérieur à l’avant du ferry. Dans la classe économique, il y a des matelas pour dormir et ils sont envahis par les familles.
On accoste à la ville de Sape sur l’île de Sumbawa, il est 16 heures. Nous prenons un bus local (seul moyen de transport) pour la ville de Bima où nous pourrons loger. Le bus n’est pas plein et il ne s’arrête pas beaucoup. Nous voyons des rizières plus vertes que sur l’île précédente, il y a des maisons pratiquement tout au long de la route. On nous dépose tout près de notre hôtel après presque 1h30 de route. Nous logeons au "Lambitu hotel"(18 euros), chambre avec clim et eau chaude, correcte.
On sort juste dîner au resto de l’hôtel "lila graha" où on découvre un wifi gratuit qui fonctionne bien! La qualité des repas est moyenne.
Vendredi 5 aout
Après le petit déjeuner, on part vers la station de bus pour réserver notre billet pour la ville de Sumbawa Besar pour demain. On voit des étals de fruits en sortant et on achète des mandarines. Les commerçants veulent se faire prendre en photo !
En chemin, on rencontre des écoliers, certains retournent chez eux sur le toit d'un bus local. Deux filles veulent se faire prendre en photo, même avec Michel, pourtant, elles portent le foulard.
La majorité des habitants ici sont musulmans et on est en plein ramadan ! Mais ça l’air plutôt cool, hier, sur le bateau, Michel a vu deux femmes qui portaient aussi le foulard en train de manger de la soupe pour l’une et de fumer pour l’autre. A la station de bus, in n’y a que des bus locaux. On retourne donc vers une agence en centre ville "safari dharma raya "où nous réservons deux places numérotées dans un bus climatisé qui va jusqu’à Jakarta. Nous retournons au restaurant de l’hôtel "lia graha" pour déjeuner, les portes sont juste entrouvertes à cause du ramadan, le resto est tenu par des balinais. On va ensuite visiter l’ancien palais du sultan. Il est plutôt laissé à l’abandon et fermé. Dans le jardin, il y a des biches.
Un homme passe avec une charrette et nous fait comprendre qu’il peut nous faire visiter le musée en nous montrant des clés; il faut l’attendre juste un peu. A son retour, la visite commence après que l’on se soit mis d’accord sur le prix (moins de 2 euros) qui vont tout droit dans sa poche !
L’intérieur est non entretenu mis à part quelques chambres mais on s’amuse beaucoup avec les mimes et les bruitages de notre guide qui ne parle pas anglais et qui, malgré tout, nous fait comprendre pas mal de choses. Enfin, le lieu n’a rien d’extraordinaire ! On prend ensuite une carriole tirée par un petit cheval pour nous conduire au port. Il y a ici de jolis chevaux originaires de l’île.
L’activité est assez intense sur les quais, chargement et déchargements de colis dont des gros sacs d’échalotes, une grosse production de l’île.
Il y a aussi des bateaux pour la pêche aux lamparos. On repart avec une autre carriole avec un cheval blanc jusqu’à l’hôtel.
On fait un tour au marché où on découvre des crêpes succulentes mais très riches ( avec riz, noix de coco et lait concentré ou avec chocolat, cacahuètes et lait concentré,…); elles s’appellent " martabak".
On reviendra dîner au marché de nuit avec des satays au poulet et une crêpe car le restaurant balinais était fermé. On a pu joindre Nadège sur skype dans le hall de l’hôtel "lila graha" et on a bien rit car toute la famille qui gère l’hôtel est venu lui faire coucou, même la grand-mère qui ne bougeait pourtant pas facilement de son siège !
Lundi 1 aout
Nous prenons un mini bus de la compagnie "gunung mas" réservé par notre hôtel, il est moderne et très confortable, il ne prend que des passagers au départ et ne s’arrête pas en route pour d’autres. Nous sommes en compagnie d’un jeune couple suisse et de quelques indonésiens. Les paysages sont beaux, beaucoup de végétation et de rizières mais la route est très sinueuses (route de montagne par endroits) et pas toujours en bon état. Il y a une fille à côté de nous qui est malade ! Nous sommes partis à 7 heures et nous arrivons vers 11h. Nous allons dans un premier hôtel complet, puis, à l’hôtel "Gardena" où le patron de l’ancien hôtel avait réservé pour nous après notre départ. Le bungalow proposé est rustique mais assez propre, on le prend car ici, il y a beaucoup de touristes, ça nous change. On s’installe et on va déjeuner au restaurant "pesona" où on se régale avec de délicieux poissons présentés dans des feuilles de bananier.
La vue sur la baie de la ville de Labuanbajo est superbe.
Cette ville est très touristique et agences, bars et hôtels sont nombreux; on y parle anglais un peu partout, ce qui n’était pas le cas dans les villes précédentes. Il y a beaucoup de jeunes touristes qui viennent pour la plongée. On marche un peu en ville tout en se renseignant pour aller aux iles de Komodo et Rinca en deux jours avec une nuit sur le bateau. On rencontre "Matéo", le chauffeur de la voiture qui nous a monté au Kelimutu. On se promène sur la jetée pour voir si on nous propose quelque chose, on a une seule proposition et trop chère. Finalement, c’est à l’agence "getrudis tour and travel", près de notre hôtel que nous faisons affaire. Il y a un autre couple qui a déjà réservé, le prix de la location du bateau est donc divisé par deux (soit environ 126 euros pour nous deux), le repas et l’eau sont compris mais pas l’entrée au parc national, ni les randos avec les guides. On fait quelques courses au supermarché, on réserve une chambre pour notre retour de croisière et on retourne dîner au même resto. Hélas, la connexion internet wifi gratuit est défaillante. Il fait très chaud ici et la douche froide ne nous gêne pas!
Mardi 2 aout (île de Rinca)
Nous allons à l’agence pour 8 heures. On passe une heure à choisir le matériel de snorkelling et à attendre sur le bateau que la livraison de nourriture arrive; on nous explique qu’à cause du ramadan, les magasins ouvrent plus tard. Nous sommes 7 touristes à bord et trois personnes pour l’équipage. Il manque deux gilets de sauvetage; ils vont les chercher sur un autre bateau. On démarre, la mer est d’huile, le trajet vers l’ile de Rinca est agréable, il y a plein d’ilots sauvages.
On voit deux dauphins, assez près du bateau, il y a aussi de temps en temps des poissons volants. On accoste sur l’ile de Rinca et on se dirige vers les bureaux des guides du parc national. Le droit d’entrée au parc est d’environ 2 euros par personne, plus une taxe gouvernementale du même montant, plus 4 euros pour l’appareil photo et enfin 4 euros pour le guide. On voit des varans de Komodo près de l’entrée, ils sont imposants et puis, on part pour une rando de deux heures.
On ne verra pas d’autres varans mais la balade est jolie.
On voit des mégapodes et des buffles qui servent de repas au dragon.
Le guide nous explique qu’un dragon est carnivore et n’hésite pas à s’attaquer à une proie plus grande que lui. Sa morsure est mortelle au bout d’un certain temps car sa salive contient des bactéries. On remonte sur le bateau et on navigue vers l’île de Komodo. On nous sert le repas de midi: poissons (deux plats cuisinés différemment), aubergines, riz, plat de légumes verts et de l’ananas en dessert; c’est très bien préparé et on se régale tous. En fin d’après midi, le bateau jette l’ancre au large de l’ile de Komodo et nous allons snorkeller aux abords de la plage de sable rose (à cause de la présence de nombreux coraux rouges dans la mer). Les fonds sont très colorés, coraux aux formes et textures incroyables et plein de poissons! On nage jusqu’à la plage où nous marchons un peu. On rejoint le bateau qui navigue un court temps vers une baie protégée de l’ile de Komodo où nous allons passer la nuit, il y a trois autres bateaux ancrés.
On dîne, on a la visite de pêcheurs sur une petite pirogue qui viennent nous proposer des varans de komodo en bois. On en achète un. Le coucher de soleil est somptueux.
On joue aux cartes avec nos compagnons de bord; sur le bateau à côté de nous, il y a un guitariste.
Mercredi 3 aout(île de Komodo)
On se réveille avec un ciel aux teintes roses poudrées avant le lever du soleil de 6 heures.
Il n’y a pas moyen de se laver, on saute dans nos habits de la veille et on va sur le pont prendre le petit déjeuner : un pancake à la banane et des fruits frais (papaye et ananas). On navigue et on est à 7 heures au ponton des guides du parc national de l’ile de Komodo. On part faire une randonnée d’une heure et on a la chance de voir un varan dans son milieu naturel.
Nous voyons aussi deux beaux oiseaux : un cacatoès et un loriot.
Il y a un beau point de vue du sommet où nous sommes montés.
On voit un autre oiseau et une biche avec son petit qui peuvent servir de repas aux varans !
Au retour,près des maisons des guides, il y a plusieurs dragons de Komodo ( ou varans ); on a la chance de les voir se déplacer et ils sont vraiment impressionnants.
On fait quelques photos avec ceux qui sont couchés en toile de fond. Les guides ont un bâton fourchu pour les repousser en cas de problèmes. Sur le chemin du retour, des vendeurs ont installés quelques tables en rondins de bois, en guise d’échoppes et ils proposent des varans en bois, des bijoux en perle blanche, rose ou noire et des tee-shirts. J’achète un collier et un bracelet de perles noires après un petit marchandage pour environ 8 euros, les perles ne sont sûrement pas des vraies, elles sont irrégulières mais elles ont un joli effet, on pense qu’elles sont en partie en nacre. On navigue pendant une heure jusqu’au "manta point", endroit en pleine mer où les raies viennent souvent. L’eau est très claire, on en aperçoit une du pont du navire. On va tous à l’eau avec une excitation intense, personne, parmi nous, n'a encore jamais vu de raies manta en snorkelling. On nage, on nage, on nage parmi de beaux coraux et des poissons, il y a aussi des bancs de sable et soudain, trois d’entre nous voient une raie, ils nous appellent. On nage comme des forcenés pour les rejoindre, il y a un peu de courant et ouf, on la voit, elle nage avec une élégance indescriptible. Au travers du masque, on évalue son envergure à environ 1,50 mètres. On la suit un peu mais elle nage beaucoup plus vite que nous et elle nous distance rapidement. On continue à nager, Michel va chercher les palmes pour pouvoir suivre plus rapidement si on en voit une autre; il en croise une autre en allant au bateau! On palme un bon moment sans en voir mais les fonds sont encore très beaux ici. Quand on remonte dans le bateau, tout le monde a un grand sourire de plaisir! On déjeune, repas toujours délicieux.
On navigue un bon moment, la mer est un peu plus agitée, jusqu’à l’île de Bidadari et le bateau accoste tout près de la plage. L’eau est cristalline, on va jusqu’à la plage de sable blanc et on reprend le snorkelling par deux fois. On ne s’en lasse pas, c’est trop merveilleux, coraux et poissons rivalisent pour attirer notre regard. On a un petit pincement de contrariété en pensant à notre appareil photo sous marin volé!
Et puis, c’est le retour à Labuanbajo, on remercie beaucoup le capitaine, très chaleureux,
et ses deux matelots, on est tous content de la croisière. On quitte nos compagnons de voyage, un couple d’allemands, un autre d’anglais et une belge, et tout le monde se souhaite une bonne suite de voyage. On recommande cette agence, il n’y a pas eu de mauvaises surprises, tout s’est déroulé comme annoncé. Notre chambre, plus confortable que la précédente, nous attend à l’hôtel "Gardena" où nous avons réservé. Il est 17 heures, douche, lavage du petit linge et rinçage du matériel de snorkelling. On met tout ça à sécher sur notre terrasse d’où nous avons une vue splendide sur la baie de Labuanbajo mais la montée est rude jusqu’à la chambre! Il est plus de 6 heures quand on redescend pour dîner, il fait nuit. On va au supermarché faire quelques courses pour le repas de midi du lendemain car on prend le ferry pour l’île de Sumbawa, il y a 8 heures de traversée. On dîne au restaurant de l’hôtel "Gardena" avec un délicieux poisson cuit au barbecue. Le muezzin de la mosquée voisine appelle à la prière avec une sorte de chant lancinant pendant au moins une heure ! On a pris deux heures de wifi mais c’est lent et on répond juste à nos emails.
Vendredi 29 juillet
On nous sert à 5h30 le bon petit déjeuner d’ici : deux petits pains, un morceau de fromage en tranche sous cellophane, du beurre, de la confiture de myrtille et du beurre de cacahuètes. A 6 heures, on monte dans le mini bus qui passe nous prendre à l’hôtel. C’est tôt! Nous prenons d’autres passagers avant de partir dont un couple de français avec qui nous ferons le voyage.
La route est assez correcte, en lacets souvent. On y voit des bambous immenses comme souvent dans cette région montagneuse.
Il y a beaucoup de bidons et sacs de riz sur le toit avec nos bagages où montent souvent les deux jeunes aides du chauffeur. On arrive vers 11heures, il y a un marché de poisson au terminal de bus de la petite ville de Bajawa située à 1100 mètres d’altitude. Nous décidons de ne pas s’y arrêter et de partager les frais d’une voiture confortable avec l’autre couple pour les 4h30 de route jusqu’à la ville de Ruteng. En chemin, on s'arrête faire des photos de rizières ( on est vite entouré par des villageois).
On voit aussi un lac de cratère, le "danau ranamese" et un pêcheur sur une frêle embarcation.
On ne trouve pas facilement de chambre, nous logeons finalement à l’hôtel "dalhia" (22 euros) dans une chambre VIP mais où il y a seulement un mandi (bac carrelé où on peut faire couler de l’eau froide, pas de douche, on nous fournit un seau d’eau chaude pour la toilette. C’est un peu cher pour les prestations fournies mais on n a pas le choix. Par contre, il y a un joli jardin. On s’installe et on découvre que nos sacs ont été fouillés, ce ne peut être que par les deux jeunes du bus, il nous manque notre appareil photo sous-marin en panne et mes lunettes de soleil adaptées à ma vue. Les produits de ma trousse de toilette ont été ouverts et du talc est renversé. On était trop en confiance, il faut toujours se méfier. Normalement, on ne met pas nos bagages sur le toit mais il y avait du monde dans le bus et on n’a pas voulu encombrer, on regrette ! Notre consolation : on ne sait pas si l’appareil photo sous-marin aurait fonctionné à nouveau! On va sur internet à l’hôtel "rima" et on retrouve nos compagnons français de voyage, leurs sacs ont aussi été fouillés mais il déplore seulement la disparition d’un paquet de gâteaux! Le patron de l’hôtel nous propose une chambre très bien (20 euros) pour le lendemain, avec eau chaude à la douche (quel luxe!); la connexion internet est rapide enfin, on décide donc de venir s’installer là demain. On dîne au resto chinois "Merlin"près de notre hôtel ", très bien. On y rencontre un autre couple de français (de notre âge) avec qui on parle assez longtemps.
Samedi 30 juillet
On prend le petit dej sur la terrasse face au jardin et puis on va au marché situé à côté de l’hôtel "dalhia" Ruteng est une ville assez grande, il y a deux supermarchés et on trouve aussi une boutique pour acheter un câble pour recharger mon appareil photo "pentax"car il nous a aussi été volé en même temps que le chargeur de l’autre appareil "panasonic". Le marché est important, une partie à l’extérieur et une partie couverte.
Dehors, il y a le marché des poissons frais et on y voit des requins et de la raie manta.
Il y a aussi des ikats de la région aux couleurs plus vives que ceux que nous avions vu jusqu’à maintenant. On voit aussi des sortes de machettes vendues dans un étui en bois fait main; ce n’est pas un article pour touristes; on décide d’en acheter une car c’est quelque chose que beaucoup d’hommes portent à la ceinture pour le travaux des champs. Ensuite, on va dans un des supermarchés et on achète quelques gâteaux et bouteilles d’eau. A la sortie, on trouve des petits choux fourrés à la crème délicieux; on se régale. On passe prendre nos affaires et on change d’hôtel. On part en bémo pour l’hôtel "rima". On part se promener aux alentours de Ruteng. On marche un peu et puis, on prend un bémo pour aller à "campung runteng" où il y a un village traditionnel avec sa place centrale (où sont enterrés les morts et où ont lieu les fêtes ) et deux maisons anciennes.
A l’intérieur d’une des maisons, il y a des tambours, un fouet eu bouclier pour le "caci" (lutte au fouet). On repart ensuite avec un bémo que l’on attrape en chemin et on va sur une colline "Golo curu" où l’on a une belle vue sur des rizières et la ville.
On rentre vers 16 heures, il fait frais, le soleil est caché. On profite de la bonne connexion internet pour alimenter le blog. On se repose dans cette maison en bois(comme quelques anciennes maisons ici), locaux de l’hôtel, qui est conviviale malgré un peu d’humidité.
Le dîner avec du poulet sauce au beurre, les nouilles "cap suey"(aux légumes). On apprécie les 4 couvertures sur nous et on dort bien au chaud!
Dimanche 31 juillet
On a décidé de se reposer un peu ici, la ville étant assez animée. Ce matin, on se réveille sans sonnerie ! Après le petit déjeuner, on va au café "Agape" déguster un excellent café et on refait un tour au marché haut en couleur.
On y découvre un marchand de tabac à chiquer, pas très loin des étals d’ikats aux couleurs lumineuses de cette région.
On part ensuite pour la ville de "Cancar" avec un bémo chargé de sacs de ciment mais on est à l’avant, un peu serré mais mieux placé qu’à l’intérieur. A notre arrivée, on marche le long de la route jusqu’au village de "Cara" où des enfants nous montrent un sentier pour monter sur une colline qui surplombe les fameuses rizières en toile d’araignée (spiderfields).
Le paysage est saisissant, la disposition en cercle symbolise l’union entre les familles de cette région "Manggarai", comme les maisons des villages anciens disposés en cercle autour de la place centrale. On redescend vers "Cancar" et on reprend un bémo, un couple entame la conversation avec nous et on arrive à se comprendre un peu avec les gestes et quelques mots d’indonésien pris dans les guides. L’homme veut voir notre guide et il fait comprendre qu’il a besoin de lunettes; Michel lui prête les siennes et il est ravi!
On s’arrête aux cascades de "Waegarik", pas très spectaculaire mais calme. On rattrape un nouveau bémo au bord de la route pour retourner à Ruteng. On retourne au café "agape" mais cette fois pour prendre un jus de fruits frais, puis on fait quelques achats dans l’autre super marché On rentre à l’hôtel pour bouquiner et profiter d’internet. La patronne nous fait un bon dîner avec une soupe, du poisson, riz et nouilles et puis, une salade de fruits.
Mercredi 27 juillet
On décide d’aller à la station de bus pour 7h30 et ça va, le bus part à 8 heures pour Riung. C’est un grand bus confortable.
La route longe d’abord la mer puis on commence à monter, avec des lacets pour traverser l’ile. De l’autre côté, changement de paysage, tout est sec et il y a peu d’arbres. On s’arrête à la station de bus "m’bay’ et on apprend que notre bus s’arrête là! Il faut prendre un bémo pour Riung.
Il part à 11h30, une demi-heure d’attente puis on démarre. On va passer une heure à aller prendre des personnes aux environs proches et à revenir au point de départ poser des colis avant de démarrer vraiment. Le bémo est plein et la route est mauvaise (ornières, piste). Peu de temps après le départ, on crève; Ensuite, le bémo se remplit: on est finalement 16 adultes (surtout des femmes) et 6 très jeunes enfants à l’intérieur. Il y a aussi des hommes sur le toit avec des sacs de riz, des bagages. A l’avant, deux femmes avec chacune un enfant, ont aussi chacune une poule vivante à leurs pieds. A l’intérieur, il y a au sol et sur les genoux de certaines des paquets en tout genre dont du riz. Au départ, la musique est à fond et puis le haut parleur tombe en panne. Ensuite, une passagère sympathique "Philomenia" avec de grandes lunettes de soleil (qui parle un peu anglais) mais très bavarde va mettre de l’animation pendant les trois quarts du trajet.
On crève encore mais on n'a plus de roue de secours
Personne ne s’inquiète, on est dans un village, quelqu’un part en mobylette chercher une roue de secours. La réparation se fait assez vite, on a eu le temps de faire quelques photos des maisons du village
et on repart. On arrive vers 16 heures à Riung, on loge à l’hôtel "pondok", tenu par des missionnaires; les chambres sont incroyablement propres. On se promène vers le port, environ à 800 mètres de notre hôtel et on fait la connaissance d’Adams avec qui on négocie l’excursion aux iles pour demain.
Il y a un beau coucher de soleil.
On dîne avec un menu proposé par les missionnaires, c’est très bon.
Jeudi 28 juillet
L’excursion aux 17 iles coûte 28 euros pour la journée, repas compris et nous ne sommes que nous deux sur le bateau(en photo dans le coucher de soleil au dessus). On recommande Adams, téléphone n°081 236 177 638; il suffit de donner son nom à quelqu’un sur le port pour le rencontrer, ici, tout le monde se connaît. On part du port vers 8H30 pour l’ile des renards volants (chauve souris), le spectacle est étonnant, des centaines de chauve souris volent en nuée ou bien sont accrochées aux arbres.
On observe de la mer mais on les voit très bien; en fait, c’est la même race que la chauve souris que nous avions vu à Bali. Ensuite, on navigue un peu, la côte est en vue et au large d’une ile, on fait du snorkelling, petits poissons et coraux, c’est bien. Hélas, notre appareil photo sous-marin s’est bloqué et on ne peut plus faire de photos !Puis, on navigue vers une autre ile où on accoste,
Adams nous montre où aller faire du snorkelling à partir de la plage pendant qu’il allume un feu avec des bogues de noix de coco pour faire cuire du poisson frais. Les fonds ne sont pas extraordinaire autour de cette ile, nous marchons sur la plage de sable blanc, il y a pas mal de coquillages entiers ou en morceaux pour les plus gros. Le cadre est très beau. Le repas est super, les poissons cuits à point sont délicieux,
il y a du riz blanc, des nouilles cuisinées et des chips de crevettes. Après, nous repartons vers une autre ile, Adams nous dépose au large et nous dit de rejoindre l’ile où il va accoster en snorkelling. Ce que nous voyons alors est magnifique, il y a comme une forêt de corail avec des couleurs intenses : violet, jaune, rose…On voit aussi des anémones de mer avec leurs poissons clowns et différentes sortes de grosses étoiles de mer. Sur la plage, il y a deux autres bateaux et nous rencontrons des françaises avec qui nous échangeons des adresses et des impressions.. On marche sur l’ile et puis, on retourne snorkeller, un peu moins au large mais le spectacle est aussi superbe.
On rentre au port vers 16 heures, très contents. On rentre à l’hôtel prendre une douche froide (comme partout ici) mais la température extérieure est douce. On va boire un verre à l’unique restaurant de Riung, non intégré à un hôtel, le "rumah makan murah muriah" où on commande un dîner pour le soir qui se révèlera très bien. On fait un tour de village. Il y a environ 300 mètres qui séparent notre hôtel et le restaurant et on utilise les lampes de nuit car il y a peu de lumière.