Ce matin, nous allons au marché aux puces de Panjiyuan en métro, nous descendons à la station du même nom. A la sortie, une avenue bordée d'immeubles et des vélos garés partout, nous ne voyons pas le marché tout de suite. Quand nous entrons dans la partie couverte, nous sommes impressionnés par l'effervescence qu'il y règne. On y trouve de l'artisanat en tout genre, des petits objets du quotidien aux articles plus coûteux; il y a même le petit livre rouge de Mao de 1966. On s'y promène avec plaisir un bon moment.
Le métro nous conduit à la station Tiantandongmen et nous entrons au parc du temple du ciel par la porte Est. C'est un lieu utilisé par l'empereur pour demander de belles moissons et solliciter la clémence divine. Il est agréable de se promener dans le parc en découvrant les différents édifices. Une galerie semi couverte nous mène au plus majestueux d'entre eux qui contient la salle de la prière pour la bonne moisson.
Plus loin, la Voûte céleste impériale et en contrebas, le mur de l'écho. Enfin, l'autel du tertre terrestre avec ses trois terrasses de marbre blanc symbolisant la montée vers le ciel représenté par le dernier niveau. L'ensemble du parc est assez harmonieux mais tout en symétrie.
Le chauffeur d'un drôle de petit véhicule, fermé avec trois roues et un moteur, nous emmène à l'entrée de la rue piétonne Dashilan.
C'est une rue touristique avec des magasins plutôt chics. Le long de la rue, des personnages rappellent la vie du passé dans cette ancienne rue restaurée de façon moderne.
Un tramway circule le long de la rue. Nous trouvons trop mimis deux petits jumeaux, de dos,avec leur chapeau Mandchoue.
Au bout de la rue, l'arche décorative Qianmen et ensuite, la porte du devant qui ferme la place Tiananmen. Nous passons les contrôles de sécurité pour entrer sur la place. Devant nous, la façade du musée des chemins de fer puis le mausolée de Mao avec deux ensembles de statues monumentales à la gloire des travailleurs, typiquement communiste. Derrière, l'obélisque sur la dernière photo, le palais de l'assemblée du peuple.
Nous finissons la journée dans la rue Wanfujing, avec ses immeubles modernes, ses néons et ses boutiques de grandes marques. nous entrons dans un magasin de thé qui vend des galettes de thé. Les magasins de friandises emballées de tout format sont impressionnantes. Sur un côté, une ruelle dédiée à la street food, nous y dînons bien mais c'est assez touristique. Nous n'avons pas mangé de scorpions !
Street food
LUNDI 29 OCTOBRE
Nous partons en métro pour le palais d'été jusqu'à la station Xiyuan. Sur les murs du métro, il y a souvent de petites images dont nous n'avons pas encore saisi le sens (ci-contre). Entre deux stations, sur les murs extérieurs, des spots de publicité sont projetés. A pékin, le métro est très propre et toutes les stations sont équipées de portes automatiques, comme la ligne 13 du métro parisien.
Il y a des contrôles des bagages et des passagers à chaque entrée et surtout beaucoup de personnel en permanence, pour le ménage, aider à l'achat des billets sur les machines, surveiller les quais quand ils sont bondés et aider à réguler, renseigner...bref, plein de petits boulots. C'est très surveillé partout, caméra dans le métro et aussi dans les rues où il y a souvent de la police. On a vu souvent des contrôles d'identité des chinois dans les couloirs du métro.....
Nous avons plus de 60 ans et comme pour la cité interdite, nous payons l'entrée au palais d'été, moitié prix.
Le palais d'été était la résidence de l'empereur pendant l'été car la chaleur était trop étouffante dans la cité interdite. C'est un immense parc avec en son centre le lac artificiel Kunming qui occupe les trois quart de la surface. Il est dominé par la colline de la longévité où se trouve plusieurs bâtiments dont le palais.
Nous entrons par la porte Est et nous passons par la salle de la Bienveillance et de la Longévité. La cour contient plusieurs animaux en bronze.
Nous arrivons au lac que nous longeons pour atteindre la longue galerie qui conduit au palais. Cette galerie se poursuit ensuite plus loin dans le parc. Sa structure en bois colorée la rend élégante mais le plus beau, ce sont les peintures sur les poutres et les côtés. Tous les dessins sont différents et fins.
Nous montons la colline à la découverte du Pavillon des Fragrances, de la Salle des nuages ordonnés et du temple de la mer qui n'est pas ouvert au public.
A nouveau beaucoup de marches pour atteindre les différents bâtiments.
Sur les côtés, d'autres temples dont celui de bronze qui est d'origine car il n'a pas été détruit comme d'autres parties du palais royal. Il a été entièrement rénové après 1949.
Du haut de la colline, une belle vue sur le lac et la ville de Pékin au loin.
Nous redescendons et continuons à longer le lac jusqu'au bateau en marbre réalisé à l'époque de l'impératrice Cixi.
En contournant la colline par les jardins, on arrive sur l'arrière du Temple de la mer de Sagesse.
La sortie se fait par la porte Nord mais nous passons par la rue de Suzhou, aménagée artificiellement comme la ville du même nom. Le lieu est charmant et je ne peux résister à l'envie de porter la coiffe d'une impératrice.
Le métro nous ramène dans le quartier où nous logeons. Nous ne voulons pas quitter Pékin sans avoir goûté au fameux canard laqué. Nous allons au Beijing Dadong Roast Duck Restaurant situé au cinquième étage de l'immeuble Jinbao Place, rue Jinbao Jie. Il cuisinerait la volaille la moins grasse de la capitale et est considéré comme un des meilleurs restaurants pour cette spécialité.
Le canard est servi découpé(on assiste à la découpe) avec des condiments, des galettes très fines et nous prenons un verre de vin. Nous nous régalons. On nous offre deux desserts avec des fruits.
Nous déposons notre gros bagage à l'hôtel où nous irons au retour de la grande muraille et nous rejoignons la station de métro Dongzhimen. C'est là que se trouve la station de bus, nous trouvons facilement le bus n° 916 qui nous emmène à la ville de Huairou. Le bus se paye en montant et on peut utiliser la carte de métro. Il y a des bus régulièrement pour cette ville. L'arrêt qui nous concerne n'est pas au terminus et nous le ratons . Nous descendons au suivant et retournons à pieds à la station précédente où il y a des taxis. Pour environ 100 yuans, péages compris, le taxi nous emmène à la ville de Mutianyu où se trouve notre hôtel le "Great Wall Inn". Les chambres sont autour d'une pièce centrale conviviale mais il y fait froid car il n'y a pas de chauffage. La chambre est propre mais très petite. Il y a un sous matelas chauffant. Le propriétaire est assez sympathique.
Nous allons déjeuner au restaurant de l'hôtel, chauffé, avant de partir voir la Grande Muraille, l'entrée est à environ 300 mètres et nous allons prendre le téléphérique.
Les arbres commencent à avoir des couleurs automnales, il y a un soleil magnifique, Il est environ 14h30 et nous découvrons de superbes panoramas du téléphérique. Une pierre commémore l'appartenance du site à l'Unesco.
Nous ne regretterons pas d'être monté en téléphérique car nous sommes en forme pour parcourir plus longtemps la muraille. C'est vallonné et il y a souvent des marches irrégulières. Mais peu importe, nous sommes fascinés par ce qui nous entoure. Nous ressentons beaucoup d'émotion à nous trouver là dans ce lieu magique.
Cette partie du mur a été réalisée sous la dynastie Ming(1368-1644), elle a été restaurée. Elle mesure environ 3 km et a 26 tours de guet.
La Grande Muraille n'est pas un mur continu, elle a été réalisée en plusieurs fois à diverses époques et par des empereurs différents.
Il y a de moins en moins de monde sur la Muraille au fur et à mesure que le temps passe car beaucoup de touristes viennent ici pour la journée et repartent tôt dans l'après midi. Nous avons peu à peu l'impression d'avoir ce site merveilleux presque pour nous tout seul.
Nous rentrons avec la tête dans les nuages conquis par cette construction gigantesque tout en sachant que sa réalisation a coûté beaucoup de vies humaines. Nous dînons, le propriétaire du restaurant joue aux échecs, version chinoise, avec une autre personne. La nuit est glaciale mais le lit est bien chaud.
SAMEDI 27 OCTOBRE
On ne traîne pas pour se préparer, il fait vraiment froid dans la chambre, la température a été en dessous de zéro dans la nuit. Le restaurant ne sert que des petits déjeuners chinois, pas facile de changer ses habitudes culinaires au réveil !
Nous retournons à la Grande Muraille mais cette fois, nous montons en télésiège, nous pourrons ainsi voir une autre partie.
De ce côté, il y a deux jolies tours de guet. On peut aussi voir un morceau de muraille non restauré. Le soleil est toujours avec nous, c'est magnifique !
Pour finir sur cet endroit fantastique, un film qui suit la muraille à l'horizon sans parvenir à en voir la fin.
Grande muraille
Nous redescendons à pieds, ce ne sont que des marches. Il est possible de redescendre aussi en toboggan.
Nous récupérons notre petite valise , prenons un taxi jusqu'à la gare de Huairou et le train nous ramène à Pékin. A l'arrivée, une surprise nous attend, nous ne sommes pas à la gare prévue. Nous sommes à Beijing Dong au lieu de Beijing Est. Nous marchons au moins 30 minutes avant de retrouver une station de métro. Nous arrivons à l'hôtel" Beijing 161Wangfujing Courtyard"où nous sommes très bien installés. Nous dînons au "Restaurant n°9' dans l'Hutong en face du nôtre, c'est un coréen avec barbecue, c'est très bon.
Nous arrivons à Pékin vers 10h30 après un vol confortable avec Lufthansa sur un A380 à partir de Munich. Les formalités sont longues car d'une part, il faut laisser ses empreintes digitales plusieurs fois et d'autre part, il y a du monde.
Un taxi nous conduit jusqu'à l'hôtel et il est déjà 13 h. Les valises sont posées, nous prenons nos repères pour une promenade à pieds dans les Hutongs, ensemble de ruelles étroites où les traces du "vieux Pékin"persistent.
Notre logement, le "happy dragon saga youth hotel", propre mais un peu vétuste, est lui-même situé dans un hutong du quartier de Doncheng. Il y a beaucoup d'anciennes maisons qui ont été restaurées; les portes d'entrée sont belles. Le contraste est grand quand nous rejoignons la rue à grande circulation bordée d'immeubles plus modernes.
On est étonné de voir de très nombreux deux roues qui utilisent l'électricité pour circuler, ils ne font pas de bruit et on est parfois surpris quand on les croise.
Nous prenons le métro pour rejoindre le départ d'un circuit pédestre dans des Hutongs situés plus au nord, c'est celui du guide lonely planet.
Un employé du métro vient nous renseigner spontanément quand il voit que l'on cherche comment faire. Nous achetons une carte rechargeable, un trajet ne coûte qu'environ 80 centimes d'euros, c'est un système très pratique.
La promenade dans les Hutongs est très jolie, les porches des maisons sont magnifiques tout comme le bord des toits avec les tuiles décorées. Dans les entrées, des séries impressionnantes de compteurs électriques.
La première rue où nous marchons a des lanternes rouges suspendues et sur les murs, de beaux dessins d'artistes.
Nous croisons beaucoup de petits véhicules électriques assez étonnants, comme celui de la photo ci-dessous qui ressemble à un bus pour poupées.
Hélas, aucun porche n'est ouvert et nous ne verrons pas les cours intérieures.
Beaucoup de ruelles sont en cours de rénovation.
Nous prenons une bière au « great leap brewing », un endroit charmant où on assiste au tournage d'une séquence de film.
Pus loin,un petit cours d'eau avec ses ponts joliment décorés donne soudain un charme bucolique.
Nous trouvons le petit marché couvert indiqué par le guide et puis, nous finissons par nous perdre dans le labyrinthe formé par toutes ces ruelles. Un monsieur, dont le bébé qu’il tenait dans les bras nous faisait des coucous, nous accompagne jusqu’à l'arrivée de notre promenade, aux tours du tambour et de la cloche. Nous lui offrons une carte postale de Paris en remerciement.
La tour du tambour servait à donner l’heure, avec des roulements de tambour toutes les deux heures.. Entre les deux tours, un superbe parterre de fleurs.
Nous reprenons le métro pour rentrer à l’hôtel où nous dînons au restaurant. On discute avec un jeune couple Suisse au début d'un circuit de six mois en Asie.
Nous dormons tôt.
JEUDI 25 OCTOBRE
Ce matin, petit déjeuner européen au restaurant de l'hôtel puis en route en métro pour la place Tian'namen célèbre hélas pour le massacre des étudiants pacifistes par les chars en 1989. On entre sur la place, délimitée par de grandes barrières, après un contrôle de sécurité : on présente sa pièce d'identité, les sacs passent aux rayons X et les personnes sous un portique.
Au centre de la place, un obélisque dédié aux martyrs de la révolution communiste appelé monument aux héros du peuple. Juste derrière, le mausolée de Mao qui renferme la dépouille du grand timonier. Tout autour, beaucoup de bâtiments officiels, administratifs ou culturels d'allure stalinienne. Et enfin, la porte de la paix céleste où on entre dans la cité interdite et sur laquelle figure un portrait de Mao. Des soldats immobiles sont postés de part et d'autre de la porte.
Le temps est brumeux aujourd'hui et le ciel laiteux, la pollution surement.
Il n'y a pas de guichet pour acheter les billets, nous les avons acheté depuis la France sur le site "get your guide", il fallait fournir les numéros de passeport. Nous nous présentons au point de contrôle avec nos passeports et nous sommes bien enregistrés et entrons sans problèmes dans la cité interdite.
Il y a du monde mais le site est tellement vaste que ce n'est pas étouffant après avoir passé la première porte.
Avant de franchir la porte du midi, il y a des petits stands vendant entre autre le drapeau chinois.
Nous traversons la rivière aux eaux d'or enjambée par cinq ponts en marbre pour arriver devant la porte de l'harmonie suprême. L'ensemble est majestueux et immense.
Sur la droite une galerie nommée la salle de la gloire littéraire, il y a entre autres de nombreuses estampes, c'est très beau. A côté des estampes, des textes de poésies. Il y a beaucoup de chinois qui les lisent et regardent les dessins longuement. Le mélange de peinture de paysages, de poésies et de calligrafie fait partie de la culture chinoise.
Nous passons la porte de l'harmonie suprême, à l'intérieur, au centre, une gigantesque porte rouge fermée. Nous sortons par les côtés pour admirer sur une terrasse de marbre la salle de l'harmonie suprême, puis, plus loin, celles de l'harmonie du milieu et l'harmonie préservée. Ces trois salles servaient à l'empereur pour exercer ses fonctions.
Le long des escaliers permettant d'accéder aux terrasses des immenses sculptures de marbre, avec les mêmes types de dessins que les estampes.
Les immenses jarres de bronze réparties dans les cours contenaient de l'eau en cas d'incendie.
Chacun des angles des toits ont une procession des gardiens des toits, plus il y a d'animaux, plus le bâtiment est important.
Nous ne pouvons pas entrer dans les différentes salles mais la première contient le trône de l'empereur et tout le monde brandit son portable pour en avoir la photo.
Le portable est omniprésent chez les chinois, dans le métro mais aussi, on le voit sur la photo, en visitant la cité interdite.
Avant de passer vers les salles de l'harmonie du milieu et de l'harmonie préservée, Nous prenons à droite pour découvrir une exposition d'horloges dont une clepsydre. Puis, nous entrons au grand palais de la paix et de la longévité, cité interdite en miniature, où vivait l'impératrice et les concubines.
Un mur est décoré de magnifiques dragons en faïence chargés de protéger le palais des mauvais esprits.
A l'intérieur des bâtiments, une salle au trésor avec de superbes objets.
Nous faisons une pause pour déjeuner au restaurant de la cité interdite, c'est bon mais un peu épicé.
Les deux bâtiments de l'harmonie sont très beaux aussi.
Nous finissons les bâtiments essentiels par le pavillon des mélodies joyeuses, un opéra sur trois niveaux avant d'arriver au jardin impérial.
La cité interdite est immense, nous n'avons pas pu visiter tous les bâtiments et toutes les expositions présentées.
Le jardin impérial est reposant avec ses cyprès et ses pavillons charmants. Les murs et les dalles du sol sont décorées.
Vers la sortie, un éléphant est agenouillé de façon surprenante.
Plusieurs animaux sont représentés dans la cité interdite, la tortue, l'échassier mais surtout le dragon.
Nous quittons la cité interdite par la porte nord où nous avons une vue sur une partie des remparts qui l'entouraient.
Pour rejoindre une station de métro, nous passons entre les lacs Belhai et Quianhay. C'est très animé, nous croisons des joueurs d'un jeu que nous ne connaissons pas, un loueur de cerfs volants et un marchand de fruits enrobés de sucre sur une brochette.
Le métro nous permet de rejoindre la gare de Beijing Ouest où nous pouvons récupérer tous nos billets de train achetés sur "trip.com" pour l'ensemble de notre séjour en Chine. On y a passé une heure et demi mais nous sommes tranquille pour la suite du voyage. Nous dînons bien avec, entre autres, des brochettes d'agneau au cumin. En sortant du restaurant, nous voyons plusieurs femmes danser en mesure au son d'une musique. elles sont très élégantes dans leurs gestes même si elles ont leur manteau et leurs habits du quotidien.
Nous terminons notre voyage en Ouzbékistan dans la ville de Samarcande dont le nom fait rêver tous les voyageurs ! Elle existerait depuis le Vème siècle avant JC mais les plus fabuleux monuments restaurés datent de l'époque de Tamerlan et de ses descendants.
Notre première étape est pour le Régistan (qui signifie "place sablonneuse"), un ensemble de trois madrasas, elles sont parmi les plus anciennes au monde encore préservées. Auparavant, un bazar occupait la place.
Nous rencontrons des touristes Ouzbeks qui veulent se faire prendre en photo avec nous.
Nous commençons par la visite de la madrasa Ulug Beg( à gauche sur la première photo), petit fils de Tamerlan, qui y enseignait les mathématiques, l'astronomie, la théologie et la philosophie. A l'intérieur, une exposition dont le thème dominant est l'astronomie.
Notre deuxième visite est pour la madrasa Tilla Kari avec à l'intérieur, une mosquée dont les murs sont recouverts d'or. Le plafond de cette mosquée est en trompe l’œil, il est plat mais donne l'impression d'être voûté.
Nous terminons par la madrasa Chir Dor ( qui porte des lions); ceux-ci sur la façade extérieure bravent l'interdiction de représenter des créatures vivantes. Les deux coupoles aux bulbes cannelés sont très élégantes.
Ces trois madrasas ont des majoliques vraiment remarquables tant par leurs motifs floraux ou géométriques variés que par leurs couleurs, la dominante est le bleu mais il y a aussi du rouge du vert et du jaune.
Les Ouzbeks plus âgés portent des habits plus traditionnels que les jeunes qui sont vêtus à l'européenne.
Nous rejoignons le marché en passant par une grande esplanade avec la statue de Karimov, l'ancien président. Nous y achetons de quoi manger un peu pour le repas du midi.
Au nord du marché, nous rejoignons la colline Afrosyab, lieu d'origine de la ville. Nous voyons la mosquée Khazret Khizr ou mosquée des voyageurs dont l'accès est bloqué par une cérémonie officielle. Nous croisons une jeune fille avec une coiffure majestueuse.
Nous arrivons ensuite devant l'entrée de Chah-i-Zinda,qui signifie tombeau du roi vivant, à l'origine le sanctuaire d'un cousin du Prophète. Ce cimetière incroyable est constitué par une avenue de mausolées tous plus beaux les uns que les autres. Ces mausolées sont majoritairement deTimur, Ulug Beg et leurs descendants qui y enterrèrent leurs proches et favoris afin qu'ils bénéficient de la protection du cousin du Prophète.
Après l'entrée, l'Iwan d'une petite mosquée puis l'escalier qui mène à l'avenue des tombeaux. Cet escalier appelé "escalier du paradis" compte 40 marches qu'il faut compter en montant et en descendant, sans se tromper, sinon, on doit les monter à genoux en récitant un verset du coran à chaque marche sous peine de ne pas aller au paradis.
Les céramiques extérieures et intérieures ont une variété de motifs géométriques, de nuances de bleues inimaginables. De plus, les pierres sont finement ciselées et recouvertes de ces majoliques. L'ensemble est vraiment fascinant, on en oublie les tombes tant les motifs architecturaux ciselés sont beaux.
Voici d'autres détails des décorations extraordinaires des tombeaux, à l'intérieur et à l'extérieur.
Nous rentrons à l'hôtel nous reposer et prendre un rafraîchissement sur la terrasse face à Bibikhanum. Nous dînons dans un restaurant sympathique juste derrière l'hôtel.
MARDI 2 NOVEMBRE
Nous partons en randonnée avec monsieur Isrofil Usanov, fondateur et directeur de l'agence Zamin Travel, dans les environs de Samarcande. Il nous emmène avec sa voiture sur le lieu de départ de la randonnée, près d'un village isolé.
Les paysages sont plutôt désertiques mais de toute beauté.
La montée est raide, en ligne droite et avec le vent de face ! Nous admirons les paysages en marchant sur la crête. Avant de redescendre, un très bon pique-nique nous est offert.
C'était une très belle randonnée, de plus, notre guide nous a parlé de ses projets pour la ville de Samarcande; il aimerait, entre autres, qu'une alliance française s'y installe.
Nous rentrons dans l'après midi à l'hôtel, nous nous changeons et allons visiter la mosquée Bibikhanum edifiée par Tamerlan. Nous sommes un peu déçus car la restauration n'a pas été faite complètement et après les beautés de la veille, elle nous paraît bien terne. Finalement, ce sont les dômes vus de l'extérieur qui sont les plus beaux.
A l'entrée, des jeunes Ouzbeks veulent se faire prendre en photo avec nous.
Nous dinons dans un des restaurants de la rue Régistan, assez moyen.
MERCREDI 3 NOVEMBRE
En face du Régistan,dans un quartier plus moderne et anciennement soviétique, une grande esplanade a été aménagée, la "voie royale" permet de rejoindre le Gour Emir, mausolée de Tamerlan et de certains de ses fils et petits fils, en particulier, Ulug Beg.
Tamerlan ( Amir Timur) est enterré au pied de son maître spirituel, le Saint Mir-Said-Bereke, comme il l'avait souhaité. Sa tombe est recouverte d'une pierre en néphrite noire.
Les murs sont richement décorés et rehaussés d'or.
Nous allons déjeuner au restaurant "Platan", le meilleur de la ville d'après nos guides. Le cadre est assez agréable et la nourriture correcte. Cependant, j'ai été très malade pendant la nuit suivante, les champignons de mon plat ???
Nous prenons un taxi pour aller visiter la fabrique de papier de soie de Samarcande "Meros" située dans un village à l'extérieur de la ville.
La fabrication traditionnelle est intéressante à découvrir.
Par contre, les tarifs des papiers sont plutôt élevés et leur finesse n'est pas exceptionnelle.
Notre chauffeur de taxi nous a attendu et nous rejoignons la colline Afrosyab pour visiter l'observatoire d'Ulug Beg. Il avait mis au point un astrolabe de 30 mètres pour repérer la position des étoiles; il a été mis à jour en 1908. Un musée présente entre autre, ses recherches et celles d'autres scientifiques du passé.
Nous retournons dîner à la tchaikhana Babur.
JEUDI 4 MARS
Nous nous levons au petit matin, un taxi nous emmène à l'aéroport pour prendre notre avion du retour qui décolle à 6h25.
Après le petit déjeuner, nous attendons le chauffeur de l'agence Zamin avec qui nous avons réservé une deuxième excursion pour deux jours. Le patron de notre guesthouse téléphone car il n'arrive pas, il semble que l'on nous ait oublié ! Finalement, un chauffeur arrive qui ne parle pratiquement pas l'anglais, nous partons pour la ville de Shakhrisabz.
La voiture est confortable et le chauffeur conduit bien. Nous passons par la route de Karshi. Par endroit, des maisons identiques bordent la route. Nous prenons quelques photos tout en roulant.
Nous arrivons en début d'après midi, nous logeons à l'hôtel "Shakhrisabz Yulduzi", grand hôtel classique mais correct qui fait penser à l'époque soviétique.
Nous partons visiter le centre historique entièrement entouré de murs qui le séparent du reste de la ville. L'ensemble a peu de charme avec ses immenses bassins parfois sans eau, ses pelouses vertes et ses grandes esplanades, le tout est très aseptisé et sans vie locale.
Après l'entrée, nous découvrons les restes du palais blanc (Ak-Sarai) de Tamerlan, il n'y a que les ruines du portail mais elles sont immenses, environ 30 mètres de hauteur, les majoliques n'ont pas été restaurées. On imagine la taille gigantesque que devait faire ce palais, les tours, en partie effondrée, étaient encore plus hautes ! L'ensemble est classé au patrimoine de l'Unesco.
A l'arrière, une statue récente de Tamerlan où nous voyons des mariés.
Tamerlan ou Timour le Boiteux est un guerrier turco-Mongol du XIV ème siècle qui conquit une grande partie de l'Asie centrale et occidentale. Il n'hésitait pas à tuer toute la population d'une ville qui lui avait résisté. Il est né aux environs de SHakrisabz et a fait de Samarcande sa capitale. C'est un grand personnage historique pour le peuple Ouzbèque.
A l'arrière, une statue récente de Tamerlan où nous voyons des mariés.
Nous nous promenons dans ce grand parc aménagé, bordé de caravansérails, de madrasas, d'anciens bains et de mosquées; la plupart sont fermés ou transformés en restaurant.
Au fond de ce parc aménagé, la mosquée Kok Goumbaz et plusieurs sites funéraires (Dor Us Siadad) de personnages importants, dont les tombes de deux des fils de Tamerlan.
Les lieux sont agréables à visiter et les intérieurs sont assez majestueux.
Au retour, nous voyons un jeu de foire qui anime un peu le parc !
Nous dînons correctement dans un restaurant du centre ville que nous avons eu un peu de mal à trouver.
MARDI 31 OCTOBRE
Après le petit déjeuner, nous retrouvons notre chauffeur et nous partons pour le village de Langar. Nous nous apercevons que nous roulons vers le nord alors que le village que nous avions repéré était vers le sud. Notre chauffeur, avec qui il est difficile d'échanger à cause de la barrière de la langue, appelle l'agence Zamin. On nous explique qu'il y a un autre Langar dans le nord. Nous sommes dans la montagne, la route est très poussiéreuse et certaines maisons sont en torchis. Nous voyons un peu de la vie à la campagne, ce que nous souhaitions. Nous croisons des troupeaux de chèvres ou de moutons qui entourent entièrement la voiture ! Le berger, tout sourire, nous montre toutes ses dents en or. Nous avons vu souvent en Ouzbékistan des femmes et des hommes avec plusieurs dents en or !
Nous stoppons dans un village où on doit retrouver un guide pour une randonnée dans les montagnes. Le chauffeur entre dans une maison puis revient en nous annonçant que le guide est absent ! Nous sommes assez mécontents. Le chauffeur nous propose gentiment de marcher un peu dans un chemin au bout du village. Il remonte ses chaussettes sur son pantalon chic pour ne pas prendre trop de poussière et essaie de nous faire plaisir. Nous marchons un peu dans ce chemin qui ne mène nulle part puis décidons de rebrousser chemin. Nous croisons quelques habitants du village.
Notre chauffeur nous conduit alors au cimetière du village situé sur une immense colline. Les alentours sont assez désertiques.
Puis, comme prévu dans le village de Langar, nous visitons une mosquée très ancienne. Nous y faisons une rencontre très sympathique avec l'Imam et d'autres messieurs. Ils ne parlent pas anglais mais ils sont tous très souriants et heureux de nous accueillir. L'Imam nous fait la visite et nous écrit quelques mots sur un papier, dont son nom. Les échanges restent difficiles mais la convivialité est là, faite de sourires et de gestes simples.
Nous prenons la route pour Samarcande où nous logeons à l'hôtel Bibikhanum, hôtel de l'agence Zamin. a l'arrivée, nous sommes attendus par le patron qui s'excuse immédiatement pour l'absence du guide. Nous lui exprimons notre déception. Il nous offre le thé et quelques fruits secs puis il nous propose de nous emmener lui-même le lendemain en randonnée, il prévoit le pique-nique. Il parle très bien français et est très sympathique, nous acceptons la proposition.
Nous recommandons cette agence francophone même si il y a eu "un couac", ça peut arriver et tout a été largement rattrapé.
La nuit tombe vite, la vue sur la mosquée Bibikhanum est superbe depuis l'hôtel.
Nous rejoignons la place du Régistan avec ses madrasas magnifiquement éclairées.
La rue, bordée de boutiques de souvenirs qui y conduit est séparée des ruelles avoisinantes par un mur. On peut les rejoindre grâce aux portes qui ont été aménagées. Cette rue construite pour les touristes est assez impersonnelle mais cependant plus animée que l'ensemble de Shakhrisabz.
C'est en empruntant les ruelles que nous trouvons la Tchaikhana "Kafé Babur" à l'accueil très sympathique et où nous nous régalons avec les brochettes et les crudités.
Nous partons pour Boukhara en voitures avec chauffeurs que nous avons réservées à l'office du tourisme, elles sont plus anciennes que celle que nous avions eu par l'agence Zamin Travel. Le trajet doit durer environ 7 heures en grande partie sur une voie rapide et traverse le désert du Kizil-Koum. Nous avons pris deux voitures séparées pour plus de confort; d'une part, le trajet est long et d'autre part, le réservoir de gaz occupe grandement le coffre et il y a peu de place pour les bagages. De plus, nous avons lu que la route avant et après la voie rapide est en très mauvais état. Pendant le trajet, nous ferons un arrêt dans une station pour recharger le réservoir de gaz. Les passagers ne sont alors pas autorisés à rester dans la voiture par sécurité. La majorité des véhicules roulent au gaz en Ouzbékistan, ils en produisent beaucoup pour eux-mêmes et ils en exportent.
Nous ne mettrons que 5h30 pour faire le trajet, nos deux conducteurs roulent comme des fous et il valait mieux ne pas regarder la route pour ne pas être stressé !
Nous sommes confortablement installés dans les chambres simples de la Sokhrob Barzu Guesthouse. L'accueil est agréable et nous aurons chaque matin des petits déjeuners variés et bons. De plus, c'est très bien placé, juste à côté du bassin Liab-I-Khaouz.
Nous mangeons quelques gâteaux et fruits avant de partir à la découverte de la ville.
Nous décidons de nous dégourdir les jambes après le trajet en voiture et nous allons à l'ouest du centre ville dans le parc Samani. Le lieu est calme et familial, bien fleuri (avec des pieds de basilic) et arboré. Nous y visitons le mausolée d'Ismael Samani, achevé en 905, il est le second plus ancien mausolée du monde musulman. Il n'a été découvert qu'en 1930 car il était entièrement recouvert de terre, ce qui l'a protégé de la destruction. Il est une représentation symbolique de l'univers et il comprend 18 combinaisons géométriques différentes. Sa fabrication en briques de terre cuite cimentées avec du jaune d’œuf et du lait de chamelle lui a permis de résister aux tremblements de terre.
Au fond du parc, les quelques kilomètres restants des remparts de l'oasis de Boukhara qui ont été longs de 12 km. C'est près de la porte restante que se tenait le marché des esclaves remplacé aujourd'hui par un bazar.
Nous revenons vers le centre ville en passant devant l'Ark, forteresse de l'Emir, bien éclairée au soleil couchant. Nous admirons juste après l'iwan avec ses colonnes et ses plafonds peints de la mosquée Bolo-Hazouz, en activité. Nous passons ensuite à l'ensemble Poy-Kalon, resplendissant des couleurs du coucher de soleil.
Nous dînons très bien au restaurant Minzifa.
VENDREDI 27 OCTOBRE
Après un bon petit déjeuner, sur une idée de Jocelyne, nous partons à 9h avec un guide francophone (Aka Solih) conseillé par notre hôtel pour découvrir la ville.Nous empruntons un dédale de ruelles (en hauteur, les tuyaux sont les canalisations du gaz) pour rejoindre au nord-est de la ville, le "Tchar Minor",(quatre minarets en Tadjik). C'est une partie d'une ancienne et vaste madrasa de 1807, elle a été détruite en grande partie par les bombardements soviétiques de 1920. A l'arrière, certaines parties en bois ont gardé des textes des sourates. Notre guide nous explique qu'avant, il y avait quatre nids de cigognes au sommet des minarets. Les cigognes ont disparu d'Ouzbékistan depuis l'assèchement des marais dû à la culture intensive du coton menée par les soviétiques; elles ne trouvent plus de quoi se nourrir(grenouilles).
Nous allons sur la place Liab-i-Haouz avec en son centre, l'un des plus grands bassins de Boukhara qui en comptait plus d'une centaine. La plupart des bassins ont été détruits lors des bombardements de 1920 et ils ont été comblés. Actuellement, des travaux de restauration réimplantent ces bassins dans la ville afin de garder l'eau et d'empêcher un phénomène de capillarité qui détruit le soubassement de nombreux bâtiments. A l'ouest du bassin, la Khanaka utilisée pour les débats de l'enseignement ou les cérémonies religieuses, c'est aujourd'hui un petit musée de la céramique.
Le bassin est aussi entouré par deux madrasas. Nous entrons dans la madrasa Koukeldash qui date de 1569. Le portail en noyer est magnifiquement travaillé, les fenêtres ajourées sont recouvertes de majolique.
Nous admirons ensuite la façade de la madrasa Nadir Divanbegi du XVII ème siècle avec ses oiseaux fantastiques qui tiennent dans leurs serres des moutons.
Devant, la statue du mollah Nashrudin Hodja qui apparaît dans plusieurs contes soufis.
Nous entrons dans un des nombreux caravansérails encore présents dans Boukhara et réaménagés souvent en restaurants ou en boutiques de souvenirs. La place centrale permettait de mettre les chevaux ou les bœufs qui tiraient les charrettes de marchandises. Tout autour, les logements. Les chameaux restaient à l'extérieur.
Les marchés couverts de Boukhara n'en portent plus que le titre; ce sont maintenant des passages dominés par des coupoles où se sont installés des échoppes de souvenirs.
Entre le marché couvert des changeurs et celui des bijoutiers, nous voyons la MaghokI-Attar (fosse des herboristes) avec sa façade du IXème siècle, à l'intérieur,un musée du tapis et quelques céramiques. Les fouilles ont mis à jour les traces d'un temple Bouddhique et zoroastrien. La mosquée aurait aussi servi de synagogue jusqu'au XVIème siècle. Boukhara porte ainsi une image de tolérance et de cosmopolitisme.
Nous passons sous les coupoles du troisième marché couvert, celui des chapeliers. On aperçoit les dômes bleus de la mosquée Kalon.
Notre guide nous emmène maintenant à l'ensemble Kalon, du nom du minaret, haut de 48m qui domine la place. Il a été construit en 1127 et a assez bien résisté aux tremblements de terre grâce à ses fondations profondes remplies de roseaux. Gengis Khan détruisit tous les monuments de Boukhara sauf ce minaret qu'il admirait, dit-on, tant pour son architecture que pour son importance stratégique. On peut voir les traces des coups de canon des bolchéviques en 1920.
Le minaret est recouvert d'une succession d'anneaux en briques avec des motifs géométriques tous différents. Certains anneaux sont recouverts de faïences bleues.
L'UNESCO a participé à sa restauration. Il n'est pas ouvert au public.
Avant d'aborder les monuments de cette place, nous découvrons la madrasa Abdul Aziz Khan du XVII ème siècle et qui ne ressemble pas aux autres, elle est plus colorée. Sur la façade, sous un vase, des serpents. A l'intérieur, dans le mirhab, le visage dissimulé d'Abdul Aziz Khan. Celui-ci, chiite, aurait voulu contourner l'interdiction sunnite de représenter des être vivants.
Dans la cour intérieure, des échoppes de souvenirs sont installées dans les anciennes chambres des étudiants.
Le guide nous conduit à l'une d'elle qui a été gardée en l'état pour montrer les conditions de vie de ces étudiants, c'est petit mais bien décoré.
En face, la madrasa Ulug Beg, érigée en 1417, une des plus ancienne d'Asie centrale, avec ses majoliques bleues de la cour intérieure qui sont en cours de restauration. A l'intérieur, là encore des boutiques de souvenirs, au mur, des photos anciennes noirs et blancs de Boukhara. Nous voyons une femme qui brode un suzanni.
Nous abordons l'ensemble Kalon en commençant par la madrasa Mir-i-Arab, en activité et dans laquelle on ne peut pas entrer plus loin que le hall. Notre guide nous explique que dans toutes les madrasas, il y a de part et d'autre, la salle d'étude et la salle de prière.Dans celle-ci, il y a en plus des tombes de hauts dignitaires.
En face, la mosquée Kalon du XVIème siècle qui peut accueillir jusqu'à 10 000 fidèles. Elle a été utilisée comme garage pendant l'époque soviétique et elle était très endommagée avant sa restauration. Dans la vaste cour intérieure, un petit mausolée à la mémoire des victimes de Gengis Khan. Les galeries sont couvertes de 288 coupoles.
Nous passons devant l'Ark, ancienne forteresse de l'émir où nous n'entrons pas avec notre guide. Nous marchons jusqu'au parc Samani où l'on revoit le mausolée d'Ismael Samani. Notre guide nous fait découvrir le Mazar Chachma Ayoub que nous n'avions pas vu la veille. C'est un lieu très vénéré, son nom se traduit par "source de Job", les pèlerins y viennent pour l'eau sainte.A l'intérieur, un musée est consacré à l'histoire et aux différentes techniques d'alimentation en eau de Boukhara, nous le visitons..
Notre guide nous emmène au marché attenant puis nous passons devant les anciens remparts. Avant de nous quitter, Akah Soli nous conseille un restaurant agréable, en plein air, face à la mosquée Bolo-Haouz où c'est l'heure de la prière.
Nous sommes enchantés de la visite guidée et nous demandons à notre guide de nous accompagner le lendemain pour une visite à l'extérieur de la ville.
Nous passons le reste de l'après midi à flâner entre l'ensemble Kalon et le bassin Liab-i-Haouz en prenant des photos.
Nous regardons les souvenirs, entre autres des tampons métalliques pour faire les dessins sur le pain et les chapeaux de fourrure, Michel en essaie un avec beaucoup de succès !
Nous allons ensuite au Hammman Kunjak, réservé aux femmes, où Jocelyne et moi voulons nous renseigner pour y venir. Nous sommes très bien accueillies, il n'y a personne et on nous propose de visiter. C'est un bâtiment ancien, avec du charme mais nous trouvons la salle où on doit nous masser vraiment étouffante.
Nous rejoignons ensuite la madrasa Nadir Divanbegi où nous entrons pour voir les différents stands d'artisanat.
Nous dînons dans un restaurant aux environs de la place Liab-i-Haouz, moins bien qu'au Minzifa.
SAMEDI 28 OCTOBRE
Nous partons en voiture (à 6) avec notre guide à l'extérieur de la ville pour visiter un lieu saint : le mausolée de Baha-Al Din Naqchband, qui vécut au XIVème siècle et fondateur d'un ordre Soufi, le plus répandu en Asie centrale. Le rituel du pèlerinage est imité sur celui de la Mecque. L'ensemble architectural se compose de plusieurs bâtiments construits entre le XVIème et XXème siècle.
Nous reprenons la voiture, un peu serré avec quatre personnes à l'arrière !
Nous partons visiter le palais d'été (Sitori-I- Mokhi Khosa) d'Alim Khan, le dernier émir. L'extérieur des bâtiments a été réalisé par des architectes russes dans l'esprit des palais pétersbourgeois car l'émir voulait recevoir le tsar en grande pompe. Les artisans locaux ont fait la décoration extérieure. Il y a là trois bâtiments transformés en musée : les appartements et les salles de réception de l'émir avec la salle blanche et ses murs couverts de gantch ciselé sur un fond de miroir, le palais octogonal qui présente une collection de costumes et le harem qui expose des suzanis. Devant celui-ci, s'étend un bassin où étaient les concubines.Notre guide nous raconte que l'émir jetait une pomme à l'épouse choisie pour la nuit du pavillon en bois qui surplombe le bassin.
Dans les jardins, nous achetons des miniatures auprès d'un artisan, Feruz Temurov.
Nous rentrons déjeuner à Boukhara et nous quittons notre guide Aka Soli que nous avons beaucoup apprécié.
Nous passons l'après midi à nous promener dans des rues de Boukhara plus éloignées du centre. Nous découvrons la mosquée Gaoukoushan, fermée, et la madrasa qui lui fait face transformée en restaurant. De l'autre côté, un ancien caravansérail où nous allons voir une exposition photo (photos anciennes de Boukhara et de ses habitants).
Nous marchons ensuite jusqu'à la maison de FaIzoullah Khodjaiev(ancien président de la république populaire du Turkestan) qui complota avec les Bolchéviks pour renverser l'émir et qui plus tard, fut liquidé par Staline.La maison a été bâtie en 1891 par son père, un marchand fortuné. En 1925, elle servi d'école aux bolchéviks. Elle a été restaurée et l'ensemble est très agréable à visiter. A l'intérieur, quelques anciennes photos de Boukhara.
Nous revenons vers le centre ville où le soleil de la fin de journée donne des jolis tons dorés aux bâtiments.
Nous dînons au restaurant Saroi.
DIMANCHE 19 OCTOBRE
Ce matin, nous commençons la journée en entrant dans la kanaka Nadir-Divanbeg située près du bassin Liab-I-Haouz. Le petit musée installé à l'intérieur présente une maquette de la ville, des céramiques et des photos anciennes de Boukhara.
Nous empruntons de nouvelles rues pour rejoindre le bazar animé et coloré que nous avait montré notre guide le premier jour. Nous découvrons une autre madrasa et une mosquée de quartier. Au marché, nous achetons du safran et du raisin. Nous voyons un stand avec du Halva composé de crème de sésame avec parfois des fruits secs et plus loin, un bidon d'huile de coton, très utilisé ici; elle est bien plus foncée que l'huile de tournesol.
Le Plov préparé sur le marché est appétissant, nous décidons de déjeuner là. Un couple attablé nous invite à rejoindre leur table, ils ont fini leur repas et ils nous laissent la place. Auparavant, ils nous font goûter leur thé vert avec des grands sourires et le monsieur insiste pour que l'on sache qu'il est originaire du Turkmenistan, ils sont très sympathiques.
Les portions sont copieuses, nous prenons une assiette pour deux avec du thé et de l'eau minérale. Le raisin est notre dessert.
Nous revenons vers le centre ville en passant devant deux madrasas du XVIème siècle : Abduxollon et Modarison. Nous allons ensuite goûter un thé ou un café épicé à la Silk Road Teahouse, agréable café bien décoré.
Nous allons visiter l'Ark, ancienne cité royale, forteresse de l'émir, habitée du Vème siècle à sa destruction lors d'un bombardement de l'armée rouge. A l'intérieur, il reste quelques appartements royaux transformés en musée (livres anciens, reconstitution de l'intérieur d'une maison Ouzbek, des jouets en céramique pour enfants), la mosquée du vendredi et la salle de réception et du couronnement.
Nous allons voir pour terminer cette journée, la prison située derrière l'Ark ou Zindon. Les cachots et les fers montrent des conditions d'emprisonnement très rudes.
Nous retournons dîner au restaurant Minzifa, notre préféré dans cette magnifique ville de Boukhara.
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Ce blog créé le 10 juillet 2009 est un récit de nos voyages. Le 9 septembre 2022, Michel a posé pour toujours son sac à dos de routard mais il restera dans mes pensées et au plus profond de mon cœur quand je partirai sur les routes du monde.
Merci Michel pour tous ces beaux moments que nous avons partagés.