14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 19:12

LUNDI 23 OCTOBRE

Nous arrivons à l'aéroport d'Ourghench vers 20h30; le taxi de l'hôtel nous attend et nous roulons une trentaine de kilomètres pour rejoindre Khiva,cité qui a plus de 2500 ans. Nous nous installons au Zukro Boutique hôtel situé dans l'enceinte fortifiée (Itchan-Qala). Les deux garçons de la famille nous proposent de nous accompagner pour découvrir la ville et nous indiquer un magasin situé à l'extérieur des remparts. Nous discutons agréablement en anglais avec eux et nous les remercions de nous avoir guidés. Ils retournent à l'hôtel et nous décidons de marcher au hasard dans cette fabuleuse ville musée, déserte. Il fait plutôt frais mais nous sommes fascinés par la découverte des bâtiments éclairés, on a l'impression d'un retour vers le passé, notre imagination vagabonde. Cette promenade est un moment fort de notre voyage, nous sommes vraiment surpris et émerveillés par les lieux.

 

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MARDI 24 OCTOBRE

Après un petit déjeuner traditionnel, nous discutons avec le patron de l'hôtel qui ne nous fait pas une très bonne impression; il me donne un prix exagéré, sans peser, quand je lui dépose du linge à laver. Ensuite, il n'est pas clair sur ses tarifs de taxi pour une visite des citadelles du désert le lendemain. 

Nous partons à la découverte de Khiva, ville qui prit de l'importance vers le Xème siècle, située dans le désert, c'était une étape sur les routes commerçantes. Vers le XVIème siècle, la ville possédait un marché d'esclaves très actif qui perdurera pendant plus de trois siècles ! Au XIXème siècle, les caravanes venaient de Boukhara,de Perse, d'Inde et de Russie. C'est en 1967 que la ville devint un musée à ciel ouvert et les soviétiques entreprirent la restauration de ses principaux monuments, en collaboration avec l'UNESCO.

 

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Nous allons acheter les billets d'entrée pour l'ensemble des monuments de la cité fortifiée à la tour ouest, c'est à côté de notre hôtel.

(ne pas oublier, comme nous, de sortir par la porte ouest et d'aller vers la gauche pour voir la statue du grand mathématicien du XI ème siècle Al-Khwarizmi à qui l'on doit entre autres les fondements de l'algèbre).

Nous passons ensuite à l'office du tourisme où nous réservons notre excursion du lendemain pour les citadelles du désert et aussi nos voitures pour rejoindre Boukhara dans deux jours.

Nous admirons aussi de jour le Minaret Kalta Minor et ses splendides mosaïques (la construction débuta en 1851, il devait être assez haut pour voir jusqu'à Booukhara mais il n'a jamais été terminé) et allons ensuite directement à la mosquée du vendredi (juma). A l'intérieur, 218 colonnes en bois érigées entre le Xème et le XVIIIème siècle; les colonnes ont été remplacées au fur et à mesure de leur usure, beaucoup viennent de cadeaux de représentants étrangers et elles ont des motifs différents.

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Nous visitons ensuite le mausolée de Pahlavon Mahmud, poète, philosophe et lutteur légendaire, qui devint le saint patron de Khiva.C'est magnifique, la cour est sublime (en son centre, une fontaine miraculeuse) et les mosaïques intérieures somptueuses. Les portes en bois sont aussi magnifiques. Une famille veut nous photographier, c'est reparti pour une séance de plusieurs prises de vue, c'est bien sympathique, tout le monde est souriant.

 

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Nous repartons vers la porte ouest pour entrer dans la Khoukhna Ark qui était la résidence fortifiée des seigneurs de Khiva. La mosquée d'été avec ses carreaux bleus et blancs et ses colonnes de bois est très belle. Le cercle de pierre servait à installer la yourte en hiver. Nous visitons un petit musée sur l'histoire du lieu. Nous montons en haut de la tour de guet qui donne une très belle vue sur les remparts et la ville.

 

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Nous faisons une très agréable et délicieuse pause déjeuner dans le  "kafé Zerafshan"  décoré avec de l'artisanat local et situé dans la cour de la madrasa Talib Makhsoum.     

Nous allons à la madrasa Muhammad Rahimxon où se trouve une banque. Patrick et Michel vont changer de l'argent pendant que Jocelyne et moi admirons la façade de la madrasa.

Quelques stands de souvenirs bordent les rues et vendent entre autre des jeux d'échecs, des marionnettes  et des chapkas; il faut dire que malgré le soleil,il ne fait pas très chaud.     .

Nous continuons notre visite par le mausolée de Sayyid Alla Uddin, cheik soufi mort en1303. La tombe est couverte de majolique aux motifs végétaux bleus et blancs.       

 

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Notre prochaine visite est pour la madrasa et le minaret Islam Khodja.

Le minaret avec ses 44,50 m est le plus haut de Khiva, il fut construit en 1910 et servait bien sûr pour l'appel à la prière mais aussi comme poste d'observation et comme phare pour guider les caravanes dans la nuit. Nous payons le supplément pour y monter mais, pour ma part, je renonce après quelques marches très hautes(au moins 60 cm) dans un endroit étroit et fermé. Il y a 120 marches et les courbatures se feront sentir ensuite pour les trois courageux qui sont montés.

Les photos prises par Patrick et Michel en haut permettent de voir la ville intérieure et extérieure et aussi le désert lointain.

Nous visitons ensuite la madrasa attenante qui est le musée des arts appliqués.

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Nous continuons nos visites de cette ville extraordinaire par le "palais de pierre" ou palais "Tosh-Hovli", il a été construit par le khan Allaquli entre 1832 et1841 pour concurrencer le "Koukhna art". Le premier architecte fut exécuté sur ordre du khan car il ne finissait pas assez vite les constructions; c'était un sort courant pour les architectes de plusieurs réalisations d'Asie Centrale. Les khans voulant avoir toujours le plus beau palais, ils tuaient les architectes à la fin des travaux pour qu'ils ne puissent pas construire le même palais ou un autre plus beau et plus grand ailleurs.

Ce palais est immense, il y aurait150 pièces réparties autour de 9 cours mais tout n'est pas ouvert à la visite. Les majoliques bleues et blanches et les sculptures sur bois et pierres  nous émerveillent.

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Nous finissons en apothéose par le harem qui jouxte le palais précédent. Il est formé de cinq iwans avec une seule colonne, le premier pour le khan (sa chambre est attenante) et les quatre autres pour ses femmes. Les majoliques et les plafonds peints, tous différents, nous fascinent.

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Nous sortons de l'enceinte fortifiée par la porte est, le large couloir qui y conduit était le lieu où étaient mis les esclaves.

Un marché se termine, nous y voyons en vente les plantes qu'il faut brûler pour avoir de la chance et du bonheur.

Le long des remparts, des minibus qui circulent partout à travers le pays.

Nous montons marcher sur la portion des remparts accessible pour avoir de nouveaux points de vue sur la ville.

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Nous dînons au Khorezm art restaurant situé à l'entrée de la madras Allah Kullkhan. C'est très bon.

Nous rentrons dormir prêts à faire des rêves merveilleux dans une époque lointaine et mystérieuse, portés par la traversée des rues désertes et joliment éclairées aussi par la lune

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MERCREDI 25 OCTOBRE

Nous rejoignons l'office du tourisme où nous attend notre véhicule avec chauffeur pour aller visiter les citadelles du désert situées au nord-est d'Ourghench.

Le soleil éclaire bien les suzanis,broderies aux motifs tribaux, exposés par un commerçant. Nous croisons une charrette qui vient surement pour le tournage d'un film que nous vu se préparer.

 

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Nous allons dans la région du Kharezm, celle du delta de la rivière Amou-Daria. Certains des forts et cités en ruine que nous allons voir ont plus de 2000 ans, Les forteresses protégeaient un système de canaux d'irrigation important et défendaient le territoire tout en s'enrichissant des routes commerciales. Elles furent souvent attaquées, d'abord par des raids nomades puis détruite par l'invasion Mongole. Les formes énigmatiques des remparts sculptés par l'érosion et disséminés dans le désert rendent la visite passionnante et fait vagabonder notre imagination.

Notre premier arrêt est au Guldursun Qala, immense, le site a été habité jusqu'au moyen-âge.

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Le deuxième site auquel nous arrivons après avoir roulé un bon moment sur un chemin de terre est moins impressionnant, les troupeaux de chèvre l'entourent. Nous sommes au Yopirilgan Qala, de forme circulaire et qui a gardé les fondations d'un petit dédale de pièces. C'était un lieu de culte et d'observation. Les fouilles ont permis de trouver des restes de nombreux objets.

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La forteresse Djambaz Qala, en plein désert, que nous découvrons ensuite surprend par sa vaste étendue. on peut en faire pratiquement le tour en marchant sur les restes des remparts. Des dunes de sable se forment au pied des murailles. La région s'ensable avec la disparition de la mer d'Aral en lien avec la culture intensive du coton imposée à l'époque soviétique. Les champs de coton sont encore très présents partout en Ouzbékistan.

Près d'une dune, nous apercevons un petit écureuil qui pose pour nous !

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Nous continuons notre chemin dans cette région désertique et arrivons à la forteresse Ayaz Qala, la plus touristique car un camp de yourte est installé à proximité. Nous ne sommes pas gênés par les touristes depuis le début de notre séjour, nous n'en avons pas rencontré du tout pendant la visite des citadelles et il y en a aussi assez peu dans Khiva.

Le site est composé de trois citadelles perchées sur des collines de hauteur différente, il est aussi impressionnant par sa taille.

Notre chauffeur nous emmène déjeuner dans un petit restaurant local. On nous sert des concombres et des tomates avec du pain, puis des "mantis", sorte de raviolis à la viande.

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Nos dernières visites sont pour la forteresse Toprak Qala et Kyzyl Qala.

Toprak Qala montrent les fondations de nombreuses pièces; il y avait des jardins et un temple pour les adorateurs du feu. C'était le principal ensemble de temples des rois du Kharemz aux IIIème et Ivème siècles.

Kyzyl Qala abritait la garnison de Toprak Qala.

 

 

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Nous rentrons à Khiva ravis de cette balade dans le désert sur les traces d'anciennes civilisations. Nous retournons dîner au Khorezm Art Restaurant et nous prenons un "plov", plat le plus courant ici. Il y a du riz, des carottes jaunes et rouges en lamelles, des raisins secs et du mouton. C'est cuit dans l'huile de colza (dans la tradition, c'est l'huile de coton qui est utilisée) et délicieux bien que peu diététique !

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 15:21

DIMANCHE  22 OCTOBRE

Nous partons tôt pour prendre l'avion à 7h30 pour la ville de Fergana. Les propriétaires de notre hôtel nous ont préparé des crêpes à emporter pour notre petit déjeuner et le taxi pour aller à l'aéroport nous attend à l'heure prévue. Le vol dure environ une heure, nous passons une chaîne de montagne avec ses sommets enneigés. A l'arrivée, on descend directement sur la piste et on reste à l'extérieur de l'aérogare où nous n'avons pas le droit d'entrer (ce petit aéroport semble être aussi une base militaire). Un chariot nous apporte nos bagages et chacun récupère ainsi sa valise ! Le chauffeur de l'agence "Zamin Travel", avec laquelle nous avons réservé deux jours d'excursion dans cette région, nous attend bien avec sa Chevrolet blanche confortable. Les voitures de cette marque sont nombreuses en Ouzbékistan et en grande majorité blanches !

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Nous roulons jusqu'au nord de la ville de Marguilan où se tient le marché Koumtepa, c'est une sorte d'immense foire qui a lieu le dimanche et où on trouve de tout : meubles, outillage, vêtements, nourriture,... Nous ne croisons pas de touristes. La découverte des articles de ce marché et de ses vendeurs et acheteurs souriants nous fait plonger dans leur vie quotidienne.

Nous y achetons de délicieuses grenades.

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Les tissus font des beaux étals très colorés.On nous propose d'essayer de jolis chapeaux de fête; au moment où Michel me prend en photo, une femme met aussi un chapeau sur sa tête et vient poser avec moi sur la photo en rigolant !

Un peu plus loin, nous voyons un affuteur de couteaux qui fait tourner sa meule en pédalant sur son vélo !

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Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant choisi par le chauffeur. C'est une sorte de self service, il y a surtout des soupes, des pâtes et des plats en ragoût; ce n'est pas un lieu habituel pour des touristes mais nous sommes bien accueillis malgré la barrière de la langue et nous mangeons correctement.

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Nous reprenons la voiture pour aller visiter la fabrique textile Yodgorlik. On y travaille la soie de façon traditionnelle. Un des vendeurs du magasin nous sert de guide, nous avons l'impression que le lieu tombe un peu en désuétude. On nous montre des muriers dans le jardin, puis les étapes de fabrication de la soie.

Les motifs des ikats, qui ressemblent à des batiks, sont obtenus différemment, les fils sont teintés avant de les tisser.

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La pièce des métiers à tisser est grande, une femme nous montre la manipulation d'un métier à tisser avec sept pédales; elle appuie dessus avec ses pieds, les unes après les autres puis recommence...... C'est très fastidieux !

Nous voyons aussi le tissage des tapis.

Nous finissons par la boutique, ancien bâtiment au plafond peint.

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Les dernières visites de la journée sont pour les ateliers de céramique de la ville de Richtan.

Le premier atelier est celui de "Alisher Nazirov" qui a exposé plusieurs fois en Europe et dans d'autres pays du monde depuis 1989. La maison avec l'atelier et son jardin est dans un cadre enchanteur. Un des artisans nous fait deux démonstrations du travail réalisé. Les céramiques fabriquées sont vraiment belles, on nous explique que les artisans de l'atelier participent aussi à la restauration des céramiques des bâtiments du patrimoine du pays.

Je ne résiste pas au plaisir d'acheter un de objets exposés tant je les trouve superbes.

 

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Le deuxième atelier que nous visitons est celui de Roustam Ousmanov qui a reçu un label d'excellence de l'UNESCO. La porte d'entrée est magnifique, les bâtiments intérieurs sont aussi charmants, il y a aussi un petit musée de céramiques anciennes. Mais nous sommes surtout fascinés par le travail en cours de boules décoratives pour une exposition en novembre à Tashkent. Le petit fils du propriétaire peint les motifs sur les boules avec un autre artisan. Il parle bien l'anglais et il nous fait la visite de l'atelier.

Nous achetons là aussi de petits objets magnifiques.

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Nous logeons dans la ville de Kokand, à l'hôtel Khan, très moyen. Le dîner dans un restaurant pourtant plus touristique que le midi n'est pas terrible non plus.

LUNDI 23 OCTOBRE

Kokand, fondée en 1710, était une ville aussi puissante que Boukhara au XIXème siècle. Le dernier Khan "Khudajar" y fit construire un palais somptueux avec 7 cours et 114 pièces Les russes ont tout détruit lorsqu'ils ont envahie la ville et il ne reste plus grand chose de la grandeur passée mis à part le palais avec 4 cours et 19 pièces qui ont été restaurées.

La visite est intéressante et les expositions dans les pièces aménagées en musée permettent d'imaginer la grandeur du khanat au temps de sa splendeur.

 

VALLEE DE FERGANAVALLEE DE FERGANA
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Nous prenons la route pour Tashkent, soit 250 km en passant par le col de "Kamtchik"(2268m) situé dans la chaîne des Monts Tchatkal. Nous déjeunerons bien dans un restaurant local choisi à nouveau par le chauffeur.

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L'arrêt aménagé en haut du col nous permet de faire des photos avec des Ouzbeks qui nous l'ont demandés. Nous serons souvent sollicités tout au long de notre voyage pour des séances photos !

Nous nous régalons avec un pain chaud délicieux, acheté avant le départ, qui a un peu le goût d'une galette des rois; il n'y a pourtant pas de frangipane !

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Nous arrivons assez tôt à Tashkent et le chauffeur accepte de nous déposer sur la place "Amur Timur". Nous y voyons la statue équestre de Tamerlan, personnage très important dans le pays, au centre d'un immense rond point arboré. Autour, le musée Amur Timur et son dôme turquoise, l'hôtel "Ouzbékistan" de type soviétique et une salle de concert surmontée de cigognes.

Le couple en photo a voulu me prendre en photo seule, je leur ai alors demandé de les photographier aussi !

Notre chauffeur nous emmène pour finir l'aéroport où nous prenons l'avion pour la ville de Khiva vers 18h30.

 

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 18:09
TACHKENT

VENDREDI 20 OCTOBRE 2017

Nous partons vers 11h en taxi avec Jocelyne et Patrick pour CDG pour nous envoler en Ouzbékistan. Nous prenons la compagnie Aéroflot, nous avons une escale à Moscou. Nous devions arriver à Tachkent un peu avant 3 heures du matin, heure locale(il y a trois heures en plus par rapport à la France). Hélas, à Moscou, notre avion est annoncé avec presque 4 h de retard ! La compagnie nous offre un crédit de 1000 roubles par personne pour dîner dans l'aéroport. Nous mangeons correctement mais l'attente est longue et nous ressentons la fatigue. Notre avion décolle vers minuit et nous dormons tout de suite. Nous arrivons à Tashkent avec le jour qui se lève vers 7h. Nous récupérons nos bagages et passons la douane. Nous sommes attendus à l'aéroport et le chauffeur envoyé par l'hôtel nous y emmène.

 

 

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SAMEDI 21 OCTOBRE

Nous logeons au nord, dans la partie ancienne de Tashkent au Jahongir b&b, une belle maison à la façade verte. La femme qui nous accueille parle bien français; nous nous installons dans nos chambres. Jocelyne va se coucher directement car elle n'a pas la forme. Patrick et nous allons prendre un petit déjeuner avant d'aller dormir à notre tour juqu'à midi. Les chambres sont correctes et le petit déjeuner bon et beau avec sa jolie vaisselle bleue et blanche.

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Nous nous retrouvons vers 12h30, sans Jocelyne qui souffre d'une migraine épouvantable et qui préfère rester au lit pour récupérer.

Nous partons à pieds à la découverte de Tashkent. Nous commençons par prendre de l'argent dans une banque, avec 50 euros, nous avons environ 500 000 soums (monnaie ouzbèque) en billets de 10 000; soit 50 billets, une énorme liasse ! Il n'y a pas de pièces ici.

Nous allons au marché Chorsu, le cœur de la vieille ville. C'est immense, on y découvre d'abord les marchands de pain, "non" , en ouzbèque, il est délicieux. Puis ce sont les fruits, les légumes, les oeufs, les épices,.... On y achète du safran.

 

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La plus grande partie de la viande, le fromage frais et les fruits secs sont sous un immense dôme aux couleurs bleues et turquoises. Nous y achetons de succulentes amandes.

Nous déambulons assez longtemps et avec plaisir parmi tous ces stands colorés et animés.

On trouve aussi tout ce qu'il faut pour la maison et même de l'artisanat. On peut y déguster des brochettes. Enfin, un supermarché jouxte le marché et vend les autres produits utiles.

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Nous avons trouvé les ouzbèques très sympathiques.

Sur le marché, il y a eu des échanges de sourires. Les hommes ont souvent engagé la conversation avec Patrick et Michel en demandant leur nationalité, ils ont alors enchaîné avec le nom des joueurs de l'équipe du Paris St Germain. Les commerçants nous ont proposé leur produits, sans insistance.

J'ai voulu acheter des gâteaux sur un stand, la jeune femme qui les vendait m'en a donné deux en cadeau. Dans une boulangerie, le patron a voulu faire une photo avec moi dans son magasin.

Bref, on a trouvé une envie d'échanger.

 

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Nous empruntons, au nord du marché, la rue Zarkainar pour rejoindre l'ensemble Khast Imam, centre religieux officiel de la république. Les ruelles de ce quartier ancien semblent être un véritable labyrinthe.

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La mosquée, la madrasa et le musée(qui contient un des plus vieux corans du monde) ornent une vaste place. Dans le parc attenant, un mausolée et quelques autres bâtiments aux toits aussi de couleurs bleues et turquoises complètent ce lieu plein de sérénité.

Seule la madrasa, école coranique, est ouverte à la visite. Il n'y a plus d'étudiants, leurs chambres ont été transformées en petites échoppes de souvenir; dans quelques unes, des artisans y travaillent.

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Nous revenons en métro jusqu'à notre hôtel; Jocelyne n'a pas encore la grande forme. Nous allons diner tous les trois au "old pub", situé tout prêt de nos chambres. Le menu est en russe et le personnel ne parle pas anglais, ce n'est donc pas facile de choisir de quoi manger.

Une femme russe qui dîne à la table à côté nous aide avec ses quelques mots d'anglais, avec des gestes et le traducteur du portable de Michel, on finit par nous servir des brochettes, des frites et un peu de crudités; avec bien sûr, des bières. Il y a une animation musicale avec un chanteur et aussi un film montrant du patinage artistique en couple. Nous rentrons dormir tôt.

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 19:24

 

Musique: One man's dream

 

 

MERCREDI 29 AVRIL

Nous recommandons très fortement l'hôtel Point, Lakeside,6 à Pokhara :

info@thehotelpoint.com

admin@thehotelpoint.com

Le patron nous a beaucoup aidé pour organiser notre retour et nos excursions; il est très sympathique et efficace tout comme l'équipe qui l'entoure. Les chambres sont vraiment très bien et le petit déjeuner très correct.

Nous partons en jeep à 4 heures du matin, il fait encore nuit. Nous avons 6 bouteilles d'eau minérale et des bricoles à manger car on nous a dit qu'il en manquait à KTM. L'eau courante est défaillante ainsi que l'électricité.

Nous roulons bien, nous faisons un arrêt à mi chemin pour prendre un petit déjeuner.

Nous ne constatons pas beaucoup de dégâts en chemin, quelques murs écroulés de temps en temps.

A l'approche de Katmandou(KTM), nous voyons des bus avec des hommes sur le toit, ce qui est inhabituel ici. Il semble que la population de KTM veut fuir la ville.

Nous empruntons "le ring", la route qui entoure KTM par le nord, elle est embouteillée. Nous voyons des maisons qui ont subi le tremblement de terre mais aussi des boutiques avec des fruits, des légumes et autres victuailles.

POKHARA-KATMANDOU-PARISPOKHARA-KATMANDOU-PARIS
POKHARA-KATMANDOU-PARISPOKHARA-KATMANDOU-PARIS
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Nous arrivons à l'ambassade de France vers 10h30; nous présentons nos passeports, nous sommes alors autorisés à rentrer. Nous constatons qu'un des murs d'enceinte est tombé; une table est installée dans le jardin, deux personnes nous accueillent et nous enregistrent sur leur ordinateur. Nous n'avons pas pu réserver d'hôtel de Pokhara, ils nous proposent de nous rendre à l'école Française située quelques rues plus loin où est installé un campement.

Nous y allons et nous installons nos duvets sous la bâche pour réserver des places. Il y a un WC pour, nous dit-on, environ 160 personnes et pas d'eau courante, des seaux d'eau sont disponibles. Des rations de nourriture sont servies au moment des repas. Les français que nous rencontrons sont là pour certains depuis 4 jours et leur moral nous semble au plus bas. Tout le monde attend les infos de 11 heures qui vont bientôt être données. Hélas, on nous annonce que les avions pour nous rapatrier n'ont pas encore eu l'autorisation d'atterrir.

POKHARA-KATMANDOU-PARISPOKHARA-KATMANDOU-PARIS

Nous décidons d'aller confirmer nos billets d'avion chez Jetairways et Air India prévus pour la fin de semaine; on nous dit qu'ils devraient décoller. Nous constatons que ce quartier des ambassades a subi peu de dégâts. Nous rencontrons deux françaises qui nous disent avoir trouvé des hôtels en fonctionnement. Il y en a beaucoup de fermés car les personnels sont partis rejoindre leur famille dans les villages.

Nous trouvons à réserver deux chambres à l'hôtel "Tibet" situé derrière l'ambassade, l'hôtel est très bien, l'eau coule au robinet mais jaune. Le petit déjeuner est compris et il y a de quoi manger au restaurant le soir. Nous réservons et payons une chambre double pour environ 100 dollars la nuit. Nous serons mieux installés en attendant l'avion du retour. Les bâtiments autour de nous sont intacts, le quartier semble assez sûr.

Nous repassons devant l'ambassade de France pour voir le bulletin d'information de 13heures; il est 13h30 et c'est le même que le matin.

Nous allons à l'école française pour reprendre nos affaires et aller nous installer à l'hôtel.

Une surprise nous y attend, des bus emmènent tous les occupants du camp, un avion a été autorisé à atterrir et il va repartir pour la France en fin de journée ! Nous allons à toute allure à l'intérieur de la tente pour ranger nos affaires. On nous dit qu'il reste des places et que nous pourrons embarquer. Les bus sont complets, nous sommes quelques uns à aller à l'aéroport en taxi. On se retrouve tous dans le hall où on attend assez longuement l'embarquement.

Michel a été interviewé par TF1 avant d'entrer dans l'aéroport et nous saurons qu'il est passé au journal de 20 heures.

POKHARA-KATMANDOU-PARIS
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Les blessés sont installés en premier dans l'avion. On embarque sur un Airbus A350, le dernier né de la gamme, pas encore commercialisé. On monte par une passerelle directement sur la piste après avoir amené nous même les gros bagages à l'arrière de l'avion pour qu'ils soient mis en soute. Les passeports sont vérifiés avant d'emprunter la passerelle qui nous mène à bord.

Tout le monde est content de rentrer.

POKHARA-KATMANDOU-PARIS
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Nous faisons un arrêt à Delhi, sans descendre de l'avion, pour faire le plein de carburant et vol direct jusqu'à Paris.

Des personnels d'Airbus jouent les hôtesses, il n'y a rien de chaud à manger à bord mais on est malgré tout très gâté avec les plateaux froids.

Nous sommes fatigués, les nerfs se relâchent et nous dormons plutôt bien. En parlant avec d'autres passagers ou en voyant quelques blessés; nous mesurons notre chance !

A l'arrivée à paris, Laurent Fabius nous attend en bas de la passerelle et nous sert la main.

Un hall d'accueil a été aménagé avec des services de santé pour soutenir physiquement et moralement les plus choqués.

On nous offre du café, des boissons, des gâteaux.

Nos bagages sont directement apportés dans ce hall.

Nous prenons un taxi pour rentrer chez nous, nous arrivons à la maison le jeudi 30 avril vers 7h45.

3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 15:55
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DIMANCHE 26 AVRIL

Il est 5 heures, Michel me réveille en me disant qu'il vient d'y avoir une secousse, nous nous mettons rapidement le long du mur porteur; une deuxième secousse... Nous nous habillons en quelques secondes pour descendre et aller à l'extérieur, mais il n'y a pas de nouvelles secousses et nous retournons nous coucher, sans dormir évidemment, c'est impressionnant !

Nous retrouvons Jocelyne et Patrick au petit déjeuner. Le patron de l'hôtel nous dit que les bus ne peuvent pas passer pour aller à Chitwan, dans le sud, car il y a eu un éboulement sur la route.

La télévision diffuse des images assez inquiétantes de Katmandou; le nombre de victimes augmente.

Nous décidons de sortir, nous prenons un taxi pour aller voir le "Old Bazar" de Pokhara où s'effectuait du troc dans le passé, Il n'y a plus que quelques vieilles maisons.

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Alors que nous nous promenons dans ce quartier, nous voyons tout le monde affluer au milieu de la route, nous faisons de même. Nous ne ressentons pas de secousses mais ce moment correspond à la troisième forte réplique qu'il y a eu à Katmandou. Il n'y a pas eu de panique, tout le monde s'est mis simplement au milieu de la route et a attendu mais la foule était impressionnante.

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Nous décidons de reprendre notre taxi et d'aller déjeuner vers les bords du lac.Nous faisons ensuite une balade à pieds vers "Dameside". Nous avons de belles vues sur le lac et nous visitons un petit temple rempli de sérénité.

Au retour, Jocelyne et moi allons au 'Tranquility Spa" pour essayer de nous détendre avec un massage des pieds.

Nous retournons dîner au "Bamboostan Café".

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LUNDI 27 AVRIL

Nous faisons le point au petit déjeuner, les informations annoncent le chaos à Katmandou, l'aéroport fermé partiellement. Nous décidons qu'il vaut mieux rester ici où tout fonctionne bien. Nous essayons de joindre au téléphone l'ambassade de France, en vain.

Nous décidons de partir en excursion pour se changer les idées.

Nous achetons quelques encas pour le repas du midi et nous prenons un taxi.

Nous allons visiter le musée de la montagne qui présente les ethnies du Népal, les sommets de l'Himalaya et leurs conquêtes. Nous retrouvons Maurice Herzog qui a fait l'ascension du premier sommet de plus de 8000 mètres, l'Annapurna 1 en 1950 et aussi un italien "Reinhold Messner"(ci-contre)qui a été le premier à faire les 14 sommets de plus de 8000 mètres sans oxygène.

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Notre chauffeur de taxi nous emmène ensuite par une route en très mauvais état au "World Peace Stupa",construit par des Japonnais après la seconde guerre mondiale avec pour ambition de promouvoir la paix et l'amour entre les hommes.

Dans un bâtiment à côté, un moine scande une prière pour les victimes du tremblement de terre en s'accompagnant de coups réguliers sur un gros tambour; ça ressemble à une marche funèbre.....

La vue sur le lac est splendide, nous prenons le temps de l'apprécier davantage en nous installant après la visite à la terrasse d'un café.

Patrick parvient alors à joindre l'ambassade de France, on nous dit que nous pouvons nous déplacer à Chitwan dans le sud et continuer nos vacances.

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Nous redescendons un sentier avec des marches pour aller au bord du lac. Nous louons alors une barque pour retourner dans le centre ville de Pokhara. Nous sommes trois par bateau, je monte avec un autre couple de touristes.

La télévision de l'hôtel montre des images de plus en plus déprimantes. C'est totalement en décalage avec le discours que nous avons eu au téléphone de la part de l'ambassade de France, on se pose des questions !

Nous allons dîner dans un restaurant Italien, le "Caffé Concerto "; c'est très bon.

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MARDI 28 AVRIL

Nous arrivons à joindre à nouveau l'ambassade de France au petit déjeuner. On nous tient un discours très différent de la veille. On nous annonce que deux avions doivent arriver demain pour ramener les ressortissants français et on nous dit de venir à Katmandou. Nous sommes un peu abasourdis.

Nous louons auprès du patron de notre hôtel une jeep pour le lendemain matin(160 dollars). nous partirons à 4 heures du matin et nous irons directement à l'ambassade de France.

Nous sommes un peu tendus.

Nous passons la journée à flâner dans les rues de Pokhara en faisant les boutiques.

Nous participons à une collecte pour les sinistrés du tremblement de terre en achetant des bâches, du riz et de l'eau minérale; produits, nous dit-on, qui font le plus défaut.

En fin d'après midi, Jocelyne et Patrick vont marcher près du lac, nous préférons aller à notre chambre et préparer nos affaires.

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Nous nous retrouvons sur le toit terrasse de l'hôtel où nous voyons quelques sommets enneigés entre les nuages.

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Nous retournons dîner au "Caffé Concerto" où nous prenons un cocktail pour nous remonter le moral !

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 15:00
Trek de 4 jours au nord-ouest de Pokhara

MERCREDI 22 AVRIL

Après le petit déjeuner, nous partons avec notre guide Sunil en minibus(4200 Rps) pour rejoindre notre point de départ "Nayapul"( 1070 m). Nous roulons plus d'une heure, la fin de la route est en mauvais état. Nous démarrons à 9h30 en marchant sur un chemin large emprunté par moments par des jeeps. Nous franchissons un pont rempli de drapeaux tibétains et présentons nos permis de trek, on nous enregistre. Nous voyons nos premiers ponts suspendus. Le soleil tape fort et après deux heures de marche, nous sommes contents de faire la pause repas. Nous mangeons des nouilles et des patates pour 3000 roupies. Pendant le repas, nous voyons des singes dans le champ de maïs en face de nous.

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Nous marchons tranquillement en discutant jusqu'à 14h30, la première étape était prévue courte (environ 500 mètres de dénivelé). La fin du parcours de ce premier jour se termine par des marches, très nombreuses ici en montagne. Nous devons enfiler les ponchos pour se protéger d'une pluie orageuse pendant le dernier quart d'heure. Nous arrivons au village de "Tikkedhunga", situé à 1540 mètres d'altitude.

Nous nous installons dans nos petites chambres à la "Chandra Guest house"(500 Rps par chambre). Il continue à pleuvoir, il y a même une violente averse de grêle, heureusement que nous sommes à l'abri ! Nous allons prendre une douche(chaude, le luxe!)dans les sanitaires extérieurs aux chambres. Nous achetons un jeu de cartes, le patron du lieu parle le français. Nous passons la fin de la journée à jouer au TDC(ou président) et à la belote. Le patron de la guest house joue avec nous au TDC. Le dîner ressemble au repas du midi avec en plus une soupe qui nous réchauffe. Nous dormons bien au chaud dans nos duvets recouverts d'une couverture que l'on nous a prêtée mais le lit est plutôt dur.

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JEUDI 23 AVRIL

Nous prenons le petit déjeuner à 7 heures, nous réglons les 6500 Rps à quatre pour le dîner et le petit déjeuner, un lavage des quenottes et nous partons à 7h40 pour une journée à monter des marches dans de magnifiques paysages. Nous apercevons le sommet enneigé du "south Annapurna". Nous croisons, comme tout au long de ce trek, des porteurs qui maintiennent leur charge avec un bandeau sur le front.

Nous montons pendant 3h30, c'est assez difficile. Nous sommes récompensés à l'arrêt repas (2250 Rps) où nous déjeunons sur une terrasse ensoleillée avec un beau point de vue.

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La suite de notre parcours continue souvent avec des marches mais c'est un peu moins difficile que le matin. Nous traversons des villages paisibles. Nous subissons une nouvelle pluie d'orage pendant la dernière demi-heure.Nous arrivons à notre "lodge Hungry eye" où la petite chambre(400 rps) est plus coquette et le matelas plus confortable. Les sanitaires (avec aussi la douche chaude)sont dans le bâtiment intérieur et il y a un bon feu dans la salle à manger. Nous apprécions ce relatif confort car nous sommes à la ville de "Ghorepani" à 2750 mètres, nous avons donc monté un dénivelé d'environ 1200 mètres ! Le temps est couvert et nous voyons très peu les montagnes alors que demain matin, nous aurons une très belle vue de notre chambre. Les randonneurs sont nombreux dans ce logement. Nous faisons quelques parties de cartes et nous dînons tôt avant de dormir rapidement.

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VENDREDI 24 AVRIL

Départ 4h30 avec les lampes frontales pour "Poon Hill"( 3200 mètres), dénivelé de 450 mètres.

L'accès à la colline coûte 50 Rps par personne, nous sommes nombreux sur le chemin bordé de rhododendrons.

Nous assistons au lever du soleil sur les cimes des Annapurnas, il ne fait pas très chaud.

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Le soleil arrive et nous avons devant nous les sommets enneigés, c'est un spectacle fabuleux.

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Nous redescendons en admirant les montagnes et aussi les forêts de rhododendrons qui nous entourent. Le "Dhaulagiri" est le sommet le plus haut qui s'offre à nous avec ses 8167 mètres.

Le "Fish Tail"(6991 mètres), sommet souvent un peu visible de Pokhara est du côté du lever du soleil et il est plus difficile à photographier. il est très célèbre à cause de sa forme en queue de poisson.

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Nous sommes de retour au refuge vers 7h15, nous préparons les sacs et prenons le petit déjeuner avant de repartir vers 8h30 en direction du village de "Tadapani".

Nous remontons à 3100 mètres en traversant une forêt aux allures de contes de fées, on lui trouve un air parfois maléfique tant les arbres sont tortueux. Heureusement, les magnifiques fleurs de rhododendrons apaisent les esprits ! Nous voyons aussi d'autres fleurs dont certaines en petits bouquets rosés à l'odeur merveilleuse.

Des drapeaux de prières sont fréquemment accrochés aux arbres.

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Nous faisons une pause en admirant les sommets avant de descendre toujours en forêt, parmi les gigantesques arbres de rhododendrons, par un chemin abrupte et parfois boueux.

Le temps se couvre et nous déjeunons à l'intérieur d'une petite maison-restaurant vers 12h30.

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Nous repartons vers 13h15 sous la pluie, il y a même quelques petits grêlons mais ça cesse assez vite.

Nous voyons quelques singes à tête blanche et plus loin, des buffles.

Nous remontons en suivant une nouvelle série de marches.

Nous arrivons en fin d'après midi au "Fish Tail view Lodge" à "Tadapani" (2680 mètres) mais le temps est humide et pluvieux et nous ne voyons pas les montagnes.

Les petites chambres ont des lits confortables, les sanitaires sont à l'extérieur du bâtiment, nous prenons une douche chaude. La pluie cesse mais le temps reste couvert, nous faisons un tour dans le village et voyons des joueurs de Carrom.

Nous jouons au TDC avec Sunil avant de dîner, il gagne souvent. Après, nous faisons une belote avant d'aller dormir.

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SAMEDI 25 AVRIL

Nous nous levons à 6h30 avec la pluie. Après le petit déjeuner, nous partons. Il est 8h30, nous enfilons les ponchos anti pluie et nous descendons pendant 4 heures sous une pluie battante.

Les chaussures "gore tex" ou "nova dry" ne résistent pas et nous avons les pieds mouillés, il faut dire que la pluie ruisselle tellement que nous avons parfois l'impression de marcher dans un torrent !

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La pluie cesse quand nous apercevons le village de "Landruk" et ses cultures en terrasses.

Nous croisons des petits chevaux comme tout au long de ce trek, ils transportent beaucoup de choses et sont les rois de la montagne; il vaut mieux se ranger pour les laisser passer.

Notre guide d'origine "Gurung", l'ethnie la plus importante autour de Pokhara, nous montre une maison traditionnelle.

Sunil s'aperçoit que Michel a du sang sur son pantalon, c'est une sangsue qui est venue sur sa jambe.

C'est peu après que nous ressentons le tremblement de terre, le sol bouge et l'eau tremble dans les flaques d'eau. Nous sommes en pleine nature, notre guide nous dit qu'il y a souvent des petites secousses au Népal. nous continuons notre chemin sans nous inquiéter.

Nous poursuivons encore notre descente pendant 40 minutes jusqu'à "Gandruk"(1940 mètres) où nous avons décidé, à cause du mauvais temps, de louer une jeep( 5500 Rps) pour rejoindre la ville de "Pokhara".

En chemin, on nous fait signe de nous arrêter. On nous demande de descendre un homme(guide qui accompagnait un groupe de touristes) qui est décomposé; nous apprenons que ses deux enfants sont sous les décombres de sa maison dans un village des alentours de Katmandou. Le silence s'installe dans la voiture.

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Lorsque nous arrivons à l'hôtel, nous apprenons que le tremblement de terre a fait des morts dans la vallée de Katmandou et que le "Durbar Square" est en grande partie détruit. Les images diffusées à la télévision sont impressionnantes.

Nous allons nous doucher dans nos chambres très confortables. Quand nous retrouvons Patrick, il nous dit avoir eu la visite de trois sangsues sur ses jambes !

Nous allons dîner en ville et suivons en rentrant les informations à la télévision avant de dormir, la ville de Katmandou est privée d'électricité et il y a des problèmes d'eau.

Nous sommes très contents de ce trek accompagné par Sunil, un guide formidable que nous recommandons(sunilgrg2@yahoo.com)

Le plus gros budget a été celui des voitures(minibus et jeep). Il faut compter en moyenne 2500Rps pour se loger et se nourrir par jour et par personne. Le guide nous a demandé 2500Rps par jour pour 4 personnes.

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  • : carnet de voyages de Michel et Patricia
  • : Ce blog créé le 10 juillet 2009 est un récit de nos voyages. Le 9 septembre 2022, Michel a posé pour toujours son sac à dos de routard mais il restera dans mes pensées et au plus profond de mon cœur quand je partirai sur les routes du monde. Merci Michel pour tous ces beaux moments que nous avons partagés.
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