22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 12:14

LUNDI 1er NOVEMBRE

Nous terminons notre voyage en Ouzbékistan dans la ville de Samarcande dont le nom fait rêver tous les voyageurs ! Elle existerait depuis le Vème siècle avant JC mais les plus fabuleux monuments restaurés datent de l'époque de Tamerlan et de ses descendants.

Notre première étape est pour le Régistan (qui signifie "place sablonneuse"), un ensemble de trois madrasas, elles sont parmi les plus anciennes au monde encore préservées. Auparavant, un bazar occupait  la place.

Nous rencontrons des touristes Ouzbeks qui veulent se faire prendre en photo avec nous.

SAMARCANDESAMARCANDE
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Nous commençons par la visite de la madrasa Ulug Beg( à gauche sur la première photo), petit fils de Tamerlan, qui y enseignait les mathématiques, l'astronomie, la théologie et la philosophie. A l'intérieur, une exposition dont le thème dominant est l'astronomie.

SAMARCANDESAMARCANDE
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Notre deuxième visite est pour la madrasa Tilla Kari avec à l'intérieur, une mosquée dont les murs sont recouverts d'or. Le plafond de cette mosquée est en trompe l’œil, il est plat mais donne l'impression d'être voûté.

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Nous terminons par la madrasa Chir Dor ( qui porte des lions); ceux-ci sur la façade extérieure bravent l'interdiction de représenter des créatures vivantes. Les deux coupoles aux bulbes cannelés sont très élégantes.

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Ces trois madrasas ont des majoliques vraiment remarquables tant par leurs motifs floraux ou géométriques variés que par leurs couleurs, la dominante est le bleu mais il y a aussi du rouge du vert et du jaune.

Les Ouzbeks plus âgés portent des habits plus traditionnels que les jeunes qui sont vêtus à l'européenne.

SAMARCANDESAMARCANDE
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Nous rejoignons le marché en passant par une grande esplanade avec la statue de Karimov, l'ancien président. Nous y achetons de quoi manger un peu pour le repas du midi.

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Au nord du marché, nous rejoignons la colline Afrosyab, lieu d'origine de la ville. Nous voyons la mosquée Khazret Khizr ou mosquée des voyageurs dont l'accès est bloqué par une cérémonie officielle. Nous croisons une jeune fille avec une coiffure majestueuse.

Nous arrivons ensuite devant l'entrée de Chah-i-Zinda,qui signifie tombeau du roi vivant, à l'origine le sanctuaire d'un cousin du Prophète. Ce cimetière incroyable est constitué par une avenue de mausolées tous plus beaux les uns que les autres. Ces mausolées sont majoritairement deTimur, Ulug Beg et leurs descendants qui y enterrèrent leurs proches et favoris afin qu'ils bénéficient de la protection du cousin du Prophète.

Après l'entrée, l'Iwan d'une petite mosquée puis l'escalier qui mène à l'avenue des tombeaux. Cet escalier appelé "escalier du paradis" compte 40 marches qu'il faut compter en montant et en descendant, sans se tromper, sinon, on doit les monter à genoux en récitant un verset du coran à chaque marche sous peine de ne pas aller au paradis.

SAMARCANDESAMARCANDE
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Les céramiques extérieures et intérieures ont une variété de motifs géométriques, de nuances de bleues inimaginables. De plus, les pierres sont finement ciselées et recouvertes de ces majoliques. L'ensemble est vraiment fascinant, on en oublie les tombes tant les motifs architecturaux ciselés sont beaux.

SAMARCANDESAMARCANDE
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Voici d'autres détails des décorations extraordinaires des tombeaux, à l'intérieur et à l'extérieur.

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Nous rentrons à l'hôtel nous reposer et prendre un rafraîchissement sur la terrasse face à Bibikhanum. Nous dînons dans un restaurant sympathique juste derrière l'hôtel.

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MARDI 2 NOVEMBRE

Nous partons en randonnée avec monsieur Isrofil Usanov, fondateur et directeur de l'agence Zamin Travel, dans les environs de Samarcande. Il nous emmène avec sa voiture sur le lieu de départ de la randonnée, près d'un village isolé.

Les paysages sont plutôt désertiques mais de toute beauté.

SAMARCANDESAMARCANDE
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La montée est raide, en ligne droite et avec le vent de face ! Nous admirons les paysages en marchant sur la crête. Avant de redescendre, un très bon pique-nique nous est offert.

C'était une très belle randonnée, de plus, notre guide nous a parlé de ses projets pour la ville de Samarcande; il aimerait, entre autres, qu'une alliance française s'y installe.

SAMARCANDESAMARCANDE
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Nous rentrons dans l'après midi à l'hôtel, nous nous changeons et allons visiter la mosquée Bibikhanum edifiée par Tamerlan. Nous sommes un peu déçus car la restauration n'a pas été faite complètement et après les beautés de la veille, elle nous paraît bien terne. Finalement, ce sont les dômes vus de l'extérieur qui sont les plus beaux.

A l'entrée, des jeunes Ouzbeks veulent se faire prendre en photo avec nous.

Nous dinons dans un des restaurants de la rue Régistan, assez moyen.

SAMARCANDESAMARCANDE
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MERCREDI 3 NOVEMBRE

En face du Régistan,dans un quartier plus moderne et anciennement soviétique, une grande esplanade a été aménagée, la "voie royale" permet de rejoindre le Gour Emir, mausolée de Tamerlan et de certains de ses fils et petits fils, en particulier, Ulug Beg.

SAMARCANDESAMARCANDE
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Tamerlan ( Amir Timur) est enterré au pied de son maître spirituel, le Saint Mir-Said-Bereke, comme il l'avait souhaité. Sa tombe est recouverte d'une pierre en néphrite noire.

Les murs sont richement décorés et rehaussés d'or.

Nous allons déjeuner au restaurant "Platan", le meilleur de la ville d'après nos guides. Le cadre est assez agréable et la nourriture correcte. Cependant, j'ai été très malade pendant la nuit suivante, les champignons de mon plat ???

SAMARCANDE
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Nous prenons un taxi pour aller visiter la fabrique de papier de soie de Samarcande "Meros" située dans un village à l'extérieur de la ville.

La fabrication traditionnelle est intéressante à découvrir.

Par contre, les tarifs des papiers sont plutôt élevés et leur finesse n'est pas exceptionnelle.

SAMARCANDESAMARCANDE
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Notre chauffeur de taxi nous a attendu et nous rejoignons la colline Afrosyab pour visiter l'observatoire d'Ulug Beg. Il avait mis au point un astrolabe de 30 mètres pour repérer la position des étoiles; il a été mis à jour en 1908. Un musée présente entre autre, ses recherches et celles d'autres scientifiques du passé.

Nous retournons dîner à la tchaikhana Babur.

SAMARCANDESAMARCANDE
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JEUDI 4 MARS

Nous nous levons au petit matin, un taxi nous emmène à l'aéroport pour prendre notre avion du retour qui décolle à 6h25.

14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 18:37

LUNDI 30 OCTOBRE

Après le petit déjeuner, nous attendons le chauffeur de l'agence Zamin avec qui nous avons réservé une deuxième excursion pour deux jours. Le patron de notre guesthouse téléphone car il n'arrive pas, il semble que l'on nous ait oublié ! Finalement, un chauffeur arrive qui ne parle pratiquement pas l'anglais, nous partons pour la ville de Shakhrisabz.

La voiture est confortable et le chauffeur conduit bien. Nous passons par la route de Karshi. Par endroit, des maisons identiques bordent la route. Nous prenons quelques photos tout en roulant.

Nous arrivons en début d'après midi, nous logeons à l'hôtel "Shakhrisabz Yulduzi", grand hôtel classique mais correct qui fait penser à l'époque soviétique.

SHAKHRISABZ-village LANGAR-Arrivée à SamarcandeSHAKHRISABZ-village LANGAR-Arrivée à Samarcande
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Nous partons visiter le centre historique entièrement entouré de murs qui le séparent du reste de la ville. L'ensemble a peu de charme avec ses immenses bassins parfois sans eau, ses pelouses vertes et ses grandes esplanades, le tout est très aseptisé et sans vie locale.

 

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Après l'entrée, nous découvrons les restes du palais blanc (Ak-Sarai) de Tamerlan, il n'y a que les ruines du portail mais elles sont immenses, environ 30 mètres de hauteur, les majoliques n'ont pas été restaurées. On imagine la taille gigantesque que devait faire ce palais, les tours, en partie effondrée, étaient encore plus hautes ! L'ensemble est classé au patrimoine de l'Unesco.

A l'arrière, une statue récente de Tamerlan où nous voyons des mariés.

Tamerlan ou Timour le Boiteux est un guerrier turco-Mongol du XIV ème siècle qui conquit une grande partie de l'Asie centrale et occidentale. Il n'hésitait pas à tuer toute la population d'une ville qui lui avait résisté. Il est né aux environs de SHakrisabz et a fait de Samarcande sa capitale. C'est un grand personnage historique pour le peuple Ouzbèque.

A l'arrière, une statue récente de Tamerlan où nous voyons des mariés.

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Nous nous promenons dans ce grand parc aménagé, bordé de caravansérails, de madrasas, d'anciens bains et de mosquées; la plupart sont fermés ou transformés en restaurant.

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Au fond de ce parc aménagé, la mosquée Kok Goumbaz et plusieurs sites funéraires (Dor Us Siadad) de personnages importants, dont les tombes de deux des fils de Tamerlan.

Les lieux sont agréables à visiter et les intérieurs sont assez majestueux.

Au retour, nous voyons un jeu de foire qui anime un peu le parc !

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Nous dînons correctement dans un restaurant du centre ville que nous avons eu un peu de mal à trouver.

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MARDI 31 OCTOBRE

Après le petit déjeuner, nous retrouvons notre chauffeur et nous partons pour le village de Langar. Nous nous apercevons que nous roulons vers le nord alors que le village que nous avions repéré était vers le sud. Notre chauffeur, avec qui il est difficile d'échanger à cause de la barrière de la langue, appelle l'agence Zamin. On nous explique qu'il y a un autre Langar dans le nord. Nous sommes dans la montagne, la route est très poussiéreuse et certaines maisons sont en torchis. Nous voyons un peu de la vie à la campagne, ce que nous souhaitions. Nous croisons des troupeaux de chèvres ou de moutons qui entourent entièrement la voiture ! Le berger, tout sourire, nous montre toutes ses dents en or. Nous avons vu souvent en Ouzbékistan des femmes et des hommes avec plusieurs dents en or !

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Nous stoppons dans un village où on doit retrouver un guide pour une randonnée dans les montagnes. Le chauffeur entre dans une maison puis revient en nous annonçant que le guide est absent ! Nous sommes assez mécontents. Le chauffeur nous propose gentiment de marcher un peu dans un chemin au bout du village. Il remonte ses chaussettes sur son pantalon chic pour ne pas prendre trop de poussière et essaie de nous faire plaisir. Nous marchons un peu dans ce chemin qui ne mène nulle part puis décidons de rebrousser chemin. Nous croisons quelques habitants du village.

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Notre chauffeur nous conduit alors au cimetière du village situé sur une immense colline. Les alentours sont assez désertiques.

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Puis, comme prévu dans le village de Langar, nous visitons une mosquée très ancienne. Nous y faisons une rencontre très sympathique avec l'Imam et d'autres messieurs. Ils ne parlent pas anglais mais ils sont tous très souriants et heureux de nous accueillir. L'Imam nous fait la visite et nous écrit quelques mots sur un papier, dont son nom.  Les échanges restent difficiles mais la convivialité est là, faite de sourires et de gestes simples.

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Nous prenons la route pour Samarcande où nous logeons à l'hôtel Bibikhanum, hôtel de l'agence Zamin. a l'arrivée, nous sommes attendus par le patron qui s'excuse immédiatement pour l'absence du guide. Nous lui exprimons notre déception. Il nous offre le thé et quelques fruits secs puis il nous propose de nous emmener lui-même le lendemain en randonnée, il prévoit le pique-nique. Il parle très bien français et est très sympathique, nous acceptons la proposition.

Nous recommandons cette agence francophone même si il y a eu "un couac", ça peut arriver et tout a été largement rattrapé.

La nuit tombe vite, la vue sur la mosquée Bibikhanum est superbe depuis l'hôtel.

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Nous rejoignons la place du Régistan avec ses madrasas magnifiquement éclairées.

La rue, bordée de boutiques de souvenirs qui y conduit est séparée des ruelles avoisinantes par un mur. On peut les rejoindre grâce aux portes qui ont été aménagées. Cette rue construite pour les touristes est assez impersonnelle mais cependant plus animée que l'ensemble de Shakhrisabz.

C'est en empruntant les ruelles que nous trouvons la Tchaikhana "Kafé Babur" à l'accueil très sympathique et où nous nous régalons avec les brochettes et les crudités.

 

SHAKHRISABZ-village LANGAR-Arrivée à Samarcande
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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 19:22

JEUDI 26 OCTOBRE

Nous partons pour Boukhara en voitures avec chauffeurs que nous avons réservées à l'office du tourisme, elles sont plus anciennes que celle que nous avions eu par l'agence Zamin Travel. Le trajet doit durer environ 7 heures en grande partie sur une voie rapide et traverse le désert du Kizil-Koum. Nous avons pris deux voitures séparées pour plus de confort; d'une part, le trajet est long et d'autre part, le réservoir de gaz occupe grandement le coffre et il y a peu de place pour les bagages. De plus, nous avons lu que la route avant et après la voie rapide est en très mauvais état. Pendant le trajet, nous ferons un arrêt dans une station pour recharger le réservoir de gaz. Les passagers ne sont alors pas autorisés à rester dans la voiture par sécurité. La majorité des véhicules roulent au gaz en Ouzbékistan, ils en produisent beaucoup pour eux-mêmes et ils en exportent.

Nous ne mettrons que 5h30 pour faire le trajet, nos deux conducteurs roulent comme des fous et il valait mieux ne pas regarder la route pour ne pas être stressé !

BOUKHARABOUKHARA

Nous sommes confortablement installés dans les chambres simples de la Sokhrob Barzu Guesthouse. L'accueil est agréable et nous aurons chaque matin des petits déjeuners variés et bons. De plus, c'est très bien placé, juste à côté du bassin Liab-I-Khaouz.

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Nous mangeons quelques gâteaux et fruits avant de partir à la découverte de la ville.

Nous décidons de nous dégourdir les jambes après le trajet en voiture et nous allons à l'ouest du centre ville dans le parc Samani. Le lieu est calme et familial, bien fleuri (avec des pieds de basilic) et arboré. Nous y visitons le mausolée d'Ismael Samani, achevé en 905, il est le second plus ancien mausolée du monde musulman. Il n'a été découvert qu'en 1930 car il était entièrement recouvert de terre, ce qui l'a protégé de la destruction. Il est une représentation symbolique de l'univers et il comprend 18 combinaisons géométriques différentes. Sa fabrication en briques de terre cuite cimentées avec du jaune d’œuf et du lait de chamelle lui a permis de résister aux tremblements de terre.

Au fond du parc, les quelques kilomètres restants des remparts de l'oasis de Boukhara qui ont été longs de 12 km. C'est près de la porte restante que se tenait le marché des esclaves remplacé aujourd'hui par un bazar.

BOUKHARA
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Nous revenons vers le centre ville en passant devant l'Ark, forteresse de l'Emir, bien éclairée au soleil couchant. Nous admirons juste après l'iwan avec ses colonnes et ses plafonds peints de la mosquée Bolo-Hazouz, en activité. Nous passons ensuite à l'ensemble Poy-Kalon, resplendissant des couleurs du coucher de soleil.

Nous dînons très bien au restaurant Minzifa.

BOUKHARABOUKHARA
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VENDREDI 27 OCTOBRE

Après un bon petit déjeuner, sur une idée de Jocelyne, nous partons à 9h avec un guide francophone (Aka Solih) conseillé par notre hôtel pour découvrir la ville.Nous empruntons un dédale de ruelles (en hauteur, les tuyaux sont les canalisations du gaz) pour rejoindre au nord-est de la ville, le "Tchar Minor",(quatre minarets en Tadjik). C'est une partie d'une ancienne et vaste madrasa de 1807, elle a été détruite en grande partie par les bombardements soviétiques de 1920. A l'arrière, certaines parties en bois ont gardé des textes des sourates. Notre guide nous explique qu'avant, il y avait quatre nids de cigognes au sommet des minarets. Les cigognes ont disparu d'Ouzbékistan depuis l'assèchement des marais dû à la culture intensive du coton menée par les soviétiques; elles ne trouvent plus de quoi se nourrir(grenouilles).

BOUKHARABOUKHARA
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Nous allons sur la place Liab-i-Haouz avec en son centre, l'un des plus grands bassins de Boukhara qui en comptait plus d'une centaine. La plupart des bassins ont été détruits lors des bombardements de 1920 et ils ont été comblés. Actuellement, des travaux de restauration réimplantent ces bassins dans la ville afin de garder l'eau et d'empêcher un phénomène de capillarité qui détruit le soubassement de nombreux bâtiments. A l'ouest du bassin, la Khanaka utilisée pour les débats de l'enseignement ou les cérémonies religieuses, c'est aujourd'hui un petit musée de la céramique.

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Le bassin est aussi entouré par deux madrasas. Nous entrons dans la madrasa Koukeldash qui date de 1569. Le portail en noyer est magnifiquement travaillé, les fenêtres ajourées sont recouvertes de majolique.

BOUKHARA
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Nous admirons ensuite la façade de la madrasa Nadir Divanbegi du XVII ème siècle avec ses oiseaux fantastiques qui tiennent dans leurs serres des moutons.

Devant, la statue du mollah Nashrudin Hodja qui apparaît dans plusieurs contes soufis.

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Nous entrons dans un des nombreux caravansérails encore présents dans Boukhara et réaménagés souvent en restaurants ou en boutiques de souvenirs. La place centrale permettait de mettre les chevaux ou les bœufs qui tiraient les charrettes de marchandises. Tout autour, les logements. Les chameaux restaient à l'extérieur.

Les marchés couverts de Boukhara n'en portent plus que le titre; ce sont maintenant des passages dominés par des coupoles où se sont installés des échoppes de souvenirs.

Entre le marché couvert des changeurs et celui des bijoutiers, nous voyons la MaghokI-Attar (fosse des herboristes) avec sa façade du IXème siècle, à l'intérieur,un musée du tapis et quelques céramiques. Les fouilles ont mis à jour les traces d'un temple Bouddhique et zoroastrien. La mosquée aurait aussi servi de synagogue jusqu'au XVIème siècle. Boukhara porte ainsi une image de tolérance et de cosmopolitisme.

Nous passons sous les coupoles du troisième marché couvert, celui des chapeliers. On aperçoit les dômes bleus de la mosquée Kalon.

BOUKHARABOUKHARA
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Notre guide nous emmène maintenant à l'ensemble Kalon, du nom du minaret, haut de 48m qui domine la place. Il a été construit en 1127 et a assez bien résisté aux tremblements de terre grâce à ses fondations profondes remplies de roseaux. Gengis Khan détruisit tous les monuments de Boukhara sauf ce minaret qu'il admirait, dit-on, tant pour son architecture que pour son importance stratégique. On peut voir les traces des coups de canon des bolchéviques en 1920. 

Le minaret est recouvert d'une succession d'anneaux en briques avec des motifs géométriques tous différents. Certains anneaux sont recouverts de faïences bleues.

L'UNESCO a participé à sa restauration. Il n'est pas ouvert au public.

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Avant d'aborder les monuments de cette place, nous découvrons la madrasa Abdul Aziz Khan du XVII ème siècle et qui ne ressemble pas aux autres, elle est plus colorée. Sur la façade, sous un vase, des serpents. A l'intérieur, dans le mirhab, le visage dissimulé d'Abdul Aziz Khan. Celui-ci, chiite, aurait voulu contourner l'interdiction sunnite de représenter des être vivants.

Dans la cour intérieure, des échoppes de souvenirs sont installées dans les anciennes chambres des étudiants. 

Le guide nous conduit à l'une d'elle qui a été gardée en l'état pour montrer les conditions de vie de ces étudiants, c'est petit mais bien décoré.

 

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En face, la madrasa Ulug Beg, érigée en 1417, une des plus ancienne d'Asie centrale, avec ses majoliques bleues de la cour intérieure qui sont en cours de restauration. A l'intérieur, là encore des boutiques de souvenirs, au mur, des photos anciennes noirs et blancs de Boukhara. Nous voyons une femme qui brode un suzanni.

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Nous abordons l'ensemble Kalon en commençant par la madrasa Mir-i-Arab, en activité et dans laquelle on ne peut pas entrer plus loin que le hall. Notre guide nous explique que dans toutes les madrasas, il y a de part et d'autre, la salle d'étude et la salle de prière.Dans celle-ci, il y a en plus des tombes de hauts dignitaires.

 

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En face, la mosquée Kalon du XVIème siècle qui peut accueillir jusqu'à 10 000 fidèles. Elle a été utilisée comme garage pendant l'époque soviétique et elle était très endommagée avant sa restauration. Dans la vaste cour intérieure, un petit mausolée à la mémoire des victimes de Gengis Khan. Les galeries sont couvertes de 288 coupoles.

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Nous passons devant l'Ark, ancienne forteresse de l'émir où nous n'entrons pas avec notre guide. Nous marchons jusqu'au parc Samani où l'on revoit le mausolée d'Ismael Samani. Notre guide nous fait découvrir le Mazar Chachma Ayoub que nous n'avions pas vu la veille. C'est un lieu très vénéré, son nom se traduit par "source de Job", les pèlerins y viennent pour l'eau sainte.A l'intérieur, un musée est consacré à l'histoire et aux différentes techniques d'alimentation en eau de Boukhara, nous le visitons..

 

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Notre guide nous emmène au marché attenant puis nous passons devant les anciens remparts. Avant de nous quitter, Akah Soli nous conseille un restaurant agréable, en plein air, face à la mosquée Bolo-Haouz où c'est l'heure de la prière.

Nous sommes enchantés de la visite guidée et nous demandons à notre guide de nous accompagner le lendemain pour une visite à l'extérieur de la ville.

 

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Nous passons le reste de l'après midi à flâner entre l'ensemble Kalon et le bassin Liab-i-Haouz en prenant des photos.

Nous regardons les souvenirs, entre autres des tampons métalliques pour faire les dessins sur le pain et les chapeaux de fourrure, Michel en essaie un avec beaucoup de succès !

 

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Nous allons ensuite au Hammman Kunjak, réservé aux femmes, où Jocelyne et moi voulons nous renseigner pour y venir. Nous sommes très bien accueillies, il n'y a personne et on nous propose de visiter. C'est un bâtiment ancien, avec du charme mais nous trouvons la salle où on doit nous masser vraiment étouffante.

BOUKHARA
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Nous rejoignons ensuite la madrasa Nadir Divanbegi où nous entrons pour voir les différents stands d'artisanat.

Nous dînons dans un restaurant aux environs de la place Liab-i-Haouz, moins bien qu'au Minzifa.

BOUKHARABOUKHARA
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SAMEDI 28 OCTOBRE

Nous partons en voiture (à 6) avec notre guide à l'extérieur de la ville pour visiter un lieu saint : le mausolée de Baha-Al Din Naqchband, qui vécut au XIVème siècle et fondateur d'un ordre Soufi, le plus répandu en Asie centrale. Le rituel du pèlerinage est imité sur celui de la Mecque. L'ensemble architectural se compose de plusieurs bâtiments construits entre le XVIème et XXème siècle.

BOUKHARABOUKHARA
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Nous reprenons la voiture, un peu serré avec quatre personnes à l'arrière !

Nous partons  visiter le palais d'été (Sitori-I- Mokhi Khosa) d'Alim Khan, le dernier émir. L'extérieur des bâtiments a été réalisé par des architectes russes dans l'esprit des palais pétersbourgeois car l'émir voulait recevoir le tsar en grande pompe. Les artisans locaux ont fait la décoration extérieure. Il y a là trois bâtiments transformés en musée : les appartements et les salles de réception de l'émir avec la salle blanche et ses murs couverts de gantch ciselé sur un fond de miroir, le palais octogonal qui présente une collection de costumes et le harem qui expose des suzanis. Devant celui-ci, s'étend un bassin où étaient les concubines.Notre guide nous raconte que l'émir jetait une pomme à l'épouse choisie pour la nuit du pavillon en bois qui surplombe le bassin.

Dans les jardins, nous achetons des miniatures auprès d'un artisan, Feruz Temurov.

BOUKHARABOUKHARA
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Nous rentrons déjeuner à Boukhara et nous quittons notre guide Aka Soli que nous avons beaucoup apprécié.

Nous passons l'après midi à nous promener dans des rues de Boukhara plus éloignées du centre. Nous découvrons la mosquée Gaoukoushan, fermée, et la madrasa qui lui fait face transformée en restaurant. De l'autre côté, un ancien caravansérail où nous allons voir une exposition photo (photos anciennes de Boukhara et de ses habitants).

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Nous marchons ensuite jusqu'à la maison de FaIzoullah Khodjaiev(ancien président de la république populaire du Turkestan) qui complota avec les Bolchéviks pour renverser l'émir et qui plus tard, fut liquidé par Staline.La maison a été bâtie en 1891 par son père, un marchand fortuné. En 1925, elle servi d'école aux bolchéviks. Elle a été restaurée et l'ensemble est très agréable à visiter. A l'intérieur, quelques anciennes photos de Boukhara.

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Nous revenons vers le centre ville où le soleil de la fin de journée donne des jolis tons dorés aux bâtiments.

Nous dînons au restaurant Saroi.

 

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DIMANCHE 19 OCTOBRE

Ce matin, nous commençons la journée en entrant dans la kanaka Nadir-Divanbeg située près du bassin Liab-I-Haouz. Le petit musée installé à l'intérieur présente une maquette de la ville, des céramiques et des photos anciennes de Boukhara.

BOUKHARABOUKHARA
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Nous empruntons de nouvelles rues pour rejoindre le bazar animé et coloré que nous avait montré notre guide le premier jour. Nous découvrons une autre madrasa et une mosquée de quartier. Au marché, nous achetons du safran et du raisin. Nous voyons un stand avec du Halva composé de crème de sésame avec parfois des fruits secs et plus loin, un bidon d'huile de coton, très utilisé ici; elle est bien plus foncée que l'huile de tournesol.

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Le Plov préparé sur le marché est appétissant, nous décidons de déjeuner là. Un couple attablé nous invite à rejoindre leur table, ils ont fini leur repas et ils nous laissent la place. Auparavant, ils nous font goûter leur thé vert avec des grands sourires et le monsieur insiste pour que l'on sache qu'il est originaire du Turkmenistan, ils sont très sympathiques.

Les portions sont copieuses, nous prenons une assiette pour deux avec du thé et de l'eau minérale. Le raisin est notre dessert.

 

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Nous revenons vers le centre ville en passant devant deux madrasas du XVIème siècle : Abduxollon et Modarison. Nous allons ensuite goûter un thé ou un café épicé à la Silk Road Teahouse, agréable café bien décoré.

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Nous allons visiter l'Ark, ancienne cité royale, forteresse de l'émir, habitée du Vème siècle à sa destruction lors d'un bombardement de l'armée rouge. A l'intérieur, il reste quelques appartements royaux transformés en musée (livres anciens, reconstitution de l'intérieur d'une maison Ouzbek, des jouets en céramique pour enfants), la mosquée du vendredi et la salle de réception et du couronnement.

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Nous allons voir pour terminer cette journée, la prison située derrière l'Ark ou Zindon. Les cachots et les fers montrent des conditions d'emprisonnement très rudes.

Nous retournons dîner au restaurant Minzifa, notre préféré dans cette magnifique ville de Boukhara.

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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 19:12

LUNDI 23 OCTOBRE

Nous arrivons à l'aéroport d'Ourghench vers 20h30; le taxi de l'hôtel nous attend et nous roulons une trentaine de kilomètres pour rejoindre Khiva,cité qui a plus de 2500 ans. Nous nous installons au Zukro Boutique hôtel situé dans l'enceinte fortifiée (Itchan-Qala). Les deux garçons de la famille nous proposent de nous accompagner pour découvrir la ville et nous indiquer un magasin situé à l'extérieur des remparts. Nous discutons agréablement en anglais avec eux et nous les remercions de nous avoir guidés. Ils retournent à l'hôtel et nous décidons de marcher au hasard dans cette fabuleuse ville musée, déserte. Il fait plutôt frais mais nous sommes fascinés par la découverte des bâtiments éclairés, on a l'impression d'un retour vers le passé, notre imagination vagabonde. Cette promenade est un moment fort de notre voyage, nous sommes vraiment surpris et émerveillés par les lieux.

 

KHIVAKHIVA
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MARDI 24 OCTOBRE

Après un petit déjeuner traditionnel, nous discutons avec le patron de l'hôtel qui ne nous fait pas une très bonne impression; il me donne un prix exagéré, sans peser, quand je lui dépose du linge à laver. Ensuite, il n'est pas clair sur ses tarifs de taxi pour une visite des citadelles du désert le lendemain. 

Nous partons à la découverte de Khiva, ville qui prit de l'importance vers le Xème siècle, située dans le désert, c'était une étape sur les routes commerçantes. Vers le XVIème siècle, la ville possédait un marché d'esclaves très actif qui perdurera pendant plus de trois siècles ! Au XIXème siècle, les caravanes venaient de Boukhara,de Perse, d'Inde et de Russie. C'est en 1967 que la ville devint un musée à ciel ouvert et les soviétiques entreprirent la restauration de ses principaux monuments, en collaboration avec l'UNESCO.

 

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Nous allons acheter les billets d'entrée pour l'ensemble des monuments de la cité fortifiée à la tour ouest, c'est à côté de notre hôtel.

(ne pas oublier, comme nous, de sortir par la porte ouest et d'aller vers la gauche pour voir la statue du grand mathématicien du XI ème siècle Al-Khwarizmi à qui l'on doit entre autres les fondements de l'algèbre).

Nous passons ensuite à l'office du tourisme où nous réservons notre excursion du lendemain pour les citadelles du désert et aussi nos voitures pour rejoindre Boukhara dans deux jours.

Nous admirons aussi de jour le Minaret Kalta Minor et ses splendides mosaïques (la construction débuta en 1851, il devait être assez haut pour voir jusqu'à Booukhara mais il n'a jamais été terminé) et allons ensuite directement à la mosquée du vendredi (juma). A l'intérieur, 218 colonnes en bois érigées entre le Xème et le XVIIIème siècle; les colonnes ont été remplacées au fur et à mesure de leur usure, beaucoup viennent de cadeaux de représentants étrangers et elles ont des motifs différents.

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Nous visitons ensuite le mausolée de Pahlavon Mahmud, poète, philosophe et lutteur légendaire, qui devint le saint patron de Khiva.C'est magnifique, la cour est sublime (en son centre, une fontaine miraculeuse) et les mosaïques intérieures somptueuses. Les portes en bois sont aussi magnifiques. Une famille veut nous photographier, c'est reparti pour une séance de plusieurs prises de vue, c'est bien sympathique, tout le monde est souriant.

 

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Nous repartons vers la porte ouest pour entrer dans la Khoukhna Ark qui était la résidence fortifiée des seigneurs de Khiva. La mosquée d'été avec ses carreaux bleus et blancs et ses colonnes de bois est très belle. Le cercle de pierre servait à installer la yourte en hiver. Nous visitons un petit musée sur l'histoire du lieu. Nous montons en haut de la tour de guet qui donne une très belle vue sur les remparts et la ville.

 

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Nous faisons une très agréable et délicieuse pause déjeuner dans le  "kafé Zerafshan"  décoré avec de l'artisanat local et situé dans la cour de la madrasa Talib Makhsoum.     

Nous allons à la madrasa Muhammad Rahimxon où se trouve une banque. Patrick et Michel vont changer de l'argent pendant que Jocelyne et moi admirons la façade de la madrasa.

Quelques stands de souvenirs bordent les rues et vendent entre autre des jeux d'échecs, des marionnettes  et des chapkas; il faut dire que malgré le soleil,il ne fait pas très chaud.     .

Nous continuons notre visite par le mausolée de Sayyid Alla Uddin, cheik soufi mort en1303. La tombe est couverte de majolique aux motifs végétaux bleus et blancs.       

 

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Notre prochaine visite est pour la madrasa et le minaret Islam Khodja.

Le minaret avec ses 44,50 m est le plus haut de Khiva, il fut construit en 1910 et servait bien sûr pour l'appel à la prière mais aussi comme poste d'observation et comme phare pour guider les caravanes dans la nuit. Nous payons le supplément pour y monter mais, pour ma part, je renonce après quelques marches très hautes(au moins 60 cm) dans un endroit étroit et fermé. Il y a 120 marches et les courbatures se feront sentir ensuite pour les trois courageux qui sont montés.

Les photos prises par Patrick et Michel en haut permettent de voir la ville intérieure et extérieure et aussi le désert lointain.

Nous visitons ensuite la madrasa attenante qui est le musée des arts appliqués.

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Nous continuons nos visites de cette ville extraordinaire par le "palais de pierre" ou palais "Tosh-Hovli", il a été construit par le khan Allaquli entre 1832 et1841 pour concurrencer le "Koukhna art". Le premier architecte fut exécuté sur ordre du khan car il ne finissait pas assez vite les constructions; c'était un sort courant pour les architectes de plusieurs réalisations d'Asie Centrale. Les khans voulant avoir toujours le plus beau palais, ils tuaient les architectes à la fin des travaux pour qu'ils ne puissent pas construire le même palais ou un autre plus beau et plus grand ailleurs.

Ce palais est immense, il y aurait150 pièces réparties autour de 9 cours mais tout n'est pas ouvert à la visite. Les majoliques bleues et blanches et les sculptures sur bois et pierres  nous émerveillent.

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Nous finissons en apothéose par le harem qui jouxte le palais précédent. Il est formé de cinq iwans avec une seule colonne, le premier pour le khan (sa chambre est attenante) et les quatre autres pour ses femmes. Les majoliques et les plafonds peints, tous différents, nous fascinent.

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Nous sortons de l'enceinte fortifiée par la porte est, le large couloir qui y conduit était le lieu où étaient mis les esclaves.

Un marché se termine, nous y voyons en vente les plantes qu'il faut brûler pour avoir de la chance et du bonheur.

Le long des remparts, des minibus qui circulent partout à travers le pays.

Nous montons marcher sur la portion des remparts accessible pour avoir de nouveaux points de vue sur la ville.

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Nous dînons au Khorezm art restaurant situé à l'entrée de la madras Allah Kullkhan. C'est très bon.

Nous rentrons dormir prêts à faire des rêves merveilleux dans une époque lointaine et mystérieuse, portés par la traversée des rues désertes et joliment éclairées aussi par la lune

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MERCREDI 25 OCTOBRE

Nous rejoignons l'office du tourisme où nous attend notre véhicule avec chauffeur pour aller visiter les citadelles du désert situées au nord-est d'Ourghench.

Le soleil éclaire bien les suzanis,broderies aux motifs tribaux, exposés par un commerçant. Nous croisons une charrette qui vient surement pour le tournage d'un film que nous vu se préparer.

 

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Nous allons dans la région du Kharezm, celle du delta de la rivière Amou-Daria. Certains des forts et cités en ruine que nous allons voir ont plus de 2000 ans, Les forteresses protégeaient un système de canaux d'irrigation important et défendaient le territoire tout en s'enrichissant des routes commerciales. Elles furent souvent attaquées, d'abord par des raids nomades puis détruite par l'invasion Mongole. Les formes énigmatiques des remparts sculptés par l'érosion et disséminés dans le désert rendent la visite passionnante et fait vagabonder notre imagination.

Notre premier arrêt est au Guldursun Qala, immense, le site a été habité jusqu'au moyen-âge.

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Le deuxième site auquel nous arrivons après avoir roulé un bon moment sur un chemin de terre est moins impressionnant, les troupeaux de chèvre l'entourent. Nous sommes au Yopirilgan Qala, de forme circulaire et qui a gardé les fondations d'un petit dédale de pièces. C'était un lieu de culte et d'observation. Les fouilles ont permis de trouver des restes de nombreux objets.

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La forteresse Djambaz Qala, en plein désert, que nous découvrons ensuite surprend par sa vaste étendue. on peut en faire pratiquement le tour en marchant sur les restes des remparts. Des dunes de sable se forment au pied des murailles. La région s'ensable avec la disparition de la mer d'Aral en lien avec la culture intensive du coton imposée à l'époque soviétique. Les champs de coton sont encore très présents partout en Ouzbékistan.

Près d'une dune, nous apercevons un petit écureuil qui pose pour nous !

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Nous continuons notre chemin dans cette région désertique et arrivons à la forteresse Ayaz Qala, la plus touristique car un camp de yourte est installé à proximité. Nous ne sommes pas gênés par les touristes depuis le début de notre séjour, nous n'en avons pas rencontré du tout pendant la visite des citadelles et il y en a aussi assez peu dans Khiva.

Le site est composé de trois citadelles perchées sur des collines de hauteur différente, il est aussi impressionnant par sa taille.

Notre chauffeur nous emmène déjeuner dans un petit restaurant local. On nous sert des concombres et des tomates avec du pain, puis des "mantis", sorte de raviolis à la viande.

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Nos dernières visites sont pour la forteresse Toprak Qala et Kyzyl Qala.

Toprak Qala montrent les fondations de nombreuses pièces; il y avait des jardins et un temple pour les adorateurs du feu. C'était le principal ensemble de temples des rois du Kharemz aux IIIème et Ivème siècles.

Kyzyl Qala abritait la garnison de Toprak Qala.

 

 

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Nous rentrons à Khiva ravis de cette balade dans le désert sur les traces d'anciennes civilisations. Nous retournons dîner au Khorezm Art Restaurant et nous prenons un "plov", plat le plus courant ici. Il y a du riz, des carottes jaunes et rouges en lamelles, des raisins secs et du mouton. C'est cuit dans l'huile de colza (dans la tradition, c'est l'huile de coton qui est utilisée) et délicieux bien que peu diététique !

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 15:21

DIMANCHE  22 OCTOBRE

Nous partons tôt pour prendre l'avion à 7h30 pour la ville de Fergana. Les propriétaires de notre hôtel nous ont préparé des crêpes à emporter pour notre petit déjeuner et le taxi pour aller à l'aéroport nous attend à l'heure prévue. Le vol dure environ une heure, nous passons une chaîne de montagne avec ses sommets enneigés. A l'arrivée, on descend directement sur la piste et on reste à l'extérieur de l'aérogare où nous n'avons pas le droit d'entrer (ce petit aéroport semble être aussi une base militaire). Un chariot nous apporte nos bagages et chacun récupère ainsi sa valise ! Le chauffeur de l'agence "Zamin Travel", avec laquelle nous avons réservé deux jours d'excursion dans cette région, nous attend bien avec sa Chevrolet blanche confortable. Les voitures de cette marque sont nombreuses en Ouzbékistan et en grande majorité blanches !

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Nous roulons jusqu'au nord de la ville de Marguilan où se tient le marché Koumtepa, c'est une sorte d'immense foire qui a lieu le dimanche et où on trouve de tout : meubles, outillage, vêtements, nourriture,... Nous ne croisons pas de touristes. La découverte des articles de ce marché et de ses vendeurs et acheteurs souriants nous fait plonger dans leur vie quotidienne.

Nous y achetons de délicieuses grenades.

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Les tissus font des beaux étals très colorés.On nous propose d'essayer de jolis chapeaux de fête; au moment où Michel me prend en photo, une femme met aussi un chapeau sur sa tête et vient poser avec moi sur la photo en rigolant !

Un peu plus loin, nous voyons un affuteur de couteaux qui fait tourner sa meule en pédalant sur son vélo !

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Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant choisi par le chauffeur. C'est une sorte de self service, il y a surtout des soupes, des pâtes et des plats en ragoût; ce n'est pas un lieu habituel pour des touristes mais nous sommes bien accueillis malgré la barrière de la langue et nous mangeons correctement.

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Nous reprenons la voiture pour aller visiter la fabrique textile Yodgorlik. On y travaille la soie de façon traditionnelle. Un des vendeurs du magasin nous sert de guide, nous avons l'impression que le lieu tombe un peu en désuétude. On nous montre des muriers dans le jardin, puis les étapes de fabrication de la soie.

Les motifs des ikats, qui ressemblent à des batiks, sont obtenus différemment, les fils sont teintés avant de les tisser.

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La pièce des métiers à tisser est grande, une femme nous montre la manipulation d'un métier à tisser avec sept pédales; elle appuie dessus avec ses pieds, les unes après les autres puis recommence...... C'est très fastidieux !

Nous voyons aussi le tissage des tapis.

Nous finissons par la boutique, ancien bâtiment au plafond peint.

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Les dernières visites de la journée sont pour les ateliers de céramique de la ville de Richtan.

Le premier atelier est celui de "Alisher Nazirov" qui a exposé plusieurs fois en Europe et dans d'autres pays du monde depuis 1989. La maison avec l'atelier et son jardin est dans un cadre enchanteur. Un des artisans nous fait deux démonstrations du travail réalisé. Les céramiques fabriquées sont vraiment belles, on nous explique que les artisans de l'atelier participent aussi à la restauration des céramiques des bâtiments du patrimoine du pays.

Je ne résiste pas au plaisir d'acheter un de objets exposés tant je les trouve superbes.

 

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Le deuxième atelier que nous visitons est celui de Roustam Ousmanov qui a reçu un label d'excellence de l'UNESCO. La porte d'entrée est magnifique, les bâtiments intérieurs sont aussi charmants, il y a aussi un petit musée de céramiques anciennes. Mais nous sommes surtout fascinés par le travail en cours de boules décoratives pour une exposition en novembre à Tashkent. Le petit fils du propriétaire peint les motifs sur les boules avec un autre artisan. Il parle bien l'anglais et il nous fait la visite de l'atelier.

Nous achetons là aussi de petits objets magnifiques.

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Nous logeons dans la ville de Kokand, à l'hôtel Khan, très moyen. Le dîner dans un restaurant pourtant plus touristique que le midi n'est pas terrible non plus.

LUNDI 23 OCTOBRE

Kokand, fondée en 1710, était une ville aussi puissante que Boukhara au XIXème siècle. Le dernier Khan "Khudajar" y fit construire un palais somptueux avec 7 cours et 114 pièces Les russes ont tout détruit lorsqu'ils ont envahie la ville et il ne reste plus grand chose de la grandeur passée mis à part le palais avec 4 cours et 19 pièces qui ont été restaurées.

La visite est intéressante et les expositions dans les pièces aménagées en musée permettent d'imaginer la grandeur du khanat au temps de sa splendeur.

 

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Nous prenons la route pour Tashkent, soit 250 km en passant par le col de "Kamtchik"(2268m) situé dans la chaîne des Monts Tchatkal. Nous déjeunerons bien dans un restaurant local choisi à nouveau par le chauffeur.

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L'arrêt aménagé en haut du col nous permet de faire des photos avec des Ouzbeks qui nous l'ont demandés. Nous serons souvent sollicités tout au long de notre voyage pour des séances photos !

Nous nous régalons avec un pain chaud délicieux, acheté avant le départ, qui a un peu le goût d'une galette des rois; il n'y a pourtant pas de frangipane !

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Nous arrivons assez tôt à Tashkent et le chauffeur accepte de nous déposer sur la place "Amur Timur". Nous y voyons la statue équestre de Tamerlan, personnage très important dans le pays, au centre d'un immense rond point arboré. Autour, le musée Amur Timur et son dôme turquoise, l'hôtel "Ouzbékistan" de type soviétique et une salle de concert surmontée de cigognes.

Le couple en photo a voulu me prendre en photo seule, je leur ai alors demandé de les photographier aussi !

Notre chauffeur nous emmène pour finir l'aéroport où nous prenons l'avion pour la ville de Khiva vers 18h30.

 

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 18:09
TACHKENT

VENDREDI 20 OCTOBRE 2017

Nous partons vers 11h en taxi avec Jocelyne et Patrick pour CDG pour nous envoler en Ouzbékistan. Nous prenons la compagnie Aéroflot, nous avons une escale à Moscou. Nous devions arriver à Tachkent un peu avant 3 heures du matin, heure locale(il y a trois heures en plus par rapport à la France). Hélas, à Moscou, notre avion est annoncé avec presque 4 h de retard ! La compagnie nous offre un crédit de 1000 roubles par personne pour dîner dans l'aéroport. Nous mangeons correctement mais l'attente est longue et nous ressentons la fatigue. Notre avion décolle vers minuit et nous dormons tout de suite. Nous arrivons à Tashkent avec le jour qui se lève vers 7h. Nous récupérons nos bagages et passons la douane. Nous sommes attendus à l'aéroport et le chauffeur envoyé par l'hôtel nous y emmène.

 

 

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SAMEDI 21 OCTOBRE

Nous logeons au nord, dans la partie ancienne de Tashkent au Jahongir b&b, une belle maison à la façade verte. La femme qui nous accueille parle bien français; nous nous installons dans nos chambres. Jocelyne va se coucher directement car elle n'a pas la forme. Patrick et nous allons prendre un petit déjeuner avant d'aller dormir à notre tour juqu'à midi. Les chambres sont correctes et le petit déjeuner bon et beau avec sa jolie vaisselle bleue et blanche.

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Nous nous retrouvons vers 12h30, sans Jocelyne qui souffre d'une migraine épouvantable et qui préfère rester au lit pour récupérer.

Nous partons à pieds à la découverte de Tashkent. Nous commençons par prendre de l'argent dans une banque, avec 50 euros, nous avons environ 500 000 soums (monnaie ouzbèque) en billets de 10 000; soit 50 billets, une énorme liasse ! Il n'y a pas de pièces ici.

Nous allons au marché Chorsu, le cœur de la vieille ville. C'est immense, on y découvre d'abord les marchands de pain, "non" , en ouzbèque, il est délicieux. Puis ce sont les fruits, les légumes, les oeufs, les épices,.... On y achète du safran.

 

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La plus grande partie de la viande, le fromage frais et les fruits secs sont sous un immense dôme aux couleurs bleues et turquoises. Nous y achetons de succulentes amandes.

Nous déambulons assez longtemps et avec plaisir parmi tous ces stands colorés et animés.

On trouve aussi tout ce qu'il faut pour la maison et même de l'artisanat. On peut y déguster des brochettes. Enfin, un supermarché jouxte le marché et vend les autres produits utiles.

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Nous avons trouvé les ouzbèques très sympathiques.

Sur le marché, il y a eu des échanges de sourires. Les hommes ont souvent engagé la conversation avec Patrick et Michel en demandant leur nationalité, ils ont alors enchaîné avec le nom des joueurs de l'équipe du Paris St Germain. Les commerçants nous ont proposé leur produits, sans insistance.

J'ai voulu acheter des gâteaux sur un stand, la jeune femme qui les vendait m'en a donné deux en cadeau. Dans une boulangerie, le patron a voulu faire une photo avec moi dans son magasin.

Bref, on a trouvé une envie d'échanger.

 

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Nous empruntons, au nord du marché, la rue Zarkainar pour rejoindre l'ensemble Khast Imam, centre religieux officiel de la république. Les ruelles de ce quartier ancien semblent être un véritable labyrinthe.

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La mosquée, la madrasa et le musée(qui contient un des plus vieux corans du monde) ornent une vaste place. Dans le parc attenant, un mausolée et quelques autres bâtiments aux toits aussi de couleurs bleues et turquoises complètent ce lieu plein de sérénité.

Seule la madrasa, école coranique, est ouverte à la visite. Il n'y a plus d'étudiants, leurs chambres ont été transformées en petites échoppes de souvenir; dans quelques unes, des artisans y travaillent.

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Nous revenons en métro jusqu'à notre hôtel; Jocelyne n'a pas encore la grande forme. Nous allons diner tous les trois au "old pub", situé tout prêt de nos chambres. Le menu est en russe et le personnel ne parle pas anglais, ce n'est donc pas facile de choisir de quoi manger.

Une femme russe qui dîne à la table à côté nous aide avec ses quelques mots d'anglais, avec des gestes et le traducteur du portable de Michel, on finit par nous servir des brochettes, des frites et un peu de crudités; avec bien sûr, des bières. Il y a une animation musicale avec un chanteur et aussi un film montrant du patinage artistique en couple. Nous rentrons dormir tôt.

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